Il suffit d'un mot

Mon blog, ce psy

Aujourd’hui dilemme 15/366

Je ne sais pas le dilemme : ou alors entre ne rien faire et ne rien faire. Et puis j’ai ressenti comme une sorte de choix dont l’importance me donnait des frissons, et je ne sais pas, j’hésitais, c’est qu’il y avait la fatigue, les douleurs, les mauvaises nuits et là il aurait fallu que je reste debout suffisamment longtemps et il y avait cet épuisement et l’appel du rien… Alors entre ce rien-ci et ce rien-là, j’ai glissé casserole, sucre, beurre et crème et je me suis fait du caramel beurre salé – encore.   La photo est bien moche, mais le caramel délicieux ! Quant au texte, je n’étais pas très inspirée avec une telle journée de fatigue    

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Ce silence, les jours de rien

Suspendue à un fil, cette étoile de givre fait la girouette sous le vent     La neige nous recouvre de silence et je me glisse dessous sans bien savoir si cela est juste, si je ne devrais pas, au contraire, être dans le frissonnement de ce qui devrait se parler – je veux dire, ici, pour avancer. Je suis dans la fatigue et le froid, très ancrée dans l’inaction soudaine. Comme en contemplation. J’observe du plus loin qu’il est possible toutes les tâches en attente, c’est comme un clin d’œil qu’elles me font et je ne suis en volonté de rien. Je ne suis pas certaine de savoir encore me raconter, j’ai attrapé la facilité des cents mots qui me disent sur le pas de la porte, je reste un peu dehors, un peu chez moi un peu à l’étranger. Je ne fouille plus, je suis trop fatiguée pour chercher ce qui pourrait avoir besoin de surgir, d’être travaillé, d’être dit. La maison se tasse sur elle-même, se poussièrise, va finir par s’enlaidir avec tout ce qui s’entasse en attendant que – je m’en occupe, trie, range, jette, fasse place nette, l’avale. Je prends tout en excuse, jusqu’à la petite maladie bronchique du petit, je n’ai pas le temps de me fixer les yeux dans les yeux du miroir : ça ferait sans doute trop. Prince s’est mis à compter. Il compte le temps qu’il passe, secondes après secondes, pour se rendre d’un lieu à l’autre, il compte et m’annonce fièrement 6’47 pour aller […]

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Fragment d’aujourd’hui raconté en recette de cuisine 14/366

-8°C de vent 3 larmes de deuil 1 mâchoire tétanisée 1 nuit 1 thé très chaud 1 enfant malade 1 crise d’un zèbre 50 émotions (un pêle-mêle peut convenir) 1 chat glacé Monter les larmes en neige et en retirer le vent, faire attention au froid ressenti. Hacher la nuit avec une mâchoire bloquée-tendue et un enfant malade (gouter, si besoin ajouter une pincée de doliprane). Peler la crise d’un zèbre, mélanger à la neige nuitée, et remuer avec délicatesse les émotions avant de mettre au chaud dans la tasse de thé. Mettre le chat sur vos genoux, la journée est prête. Bonne dégustation !

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Aujourd’hui, film dont vous êtes le héros

Il n’y a pas de film, il n’y a pas de héros, la journée était normale : j’ai fait du pain d’épices pour un futur bébé, des biscuits blancs pour un très ancien copain, j’ai emballé un cadeau et recousu la couverture de ma filleule parce que je m’étais ratée et qu’on l’a vu lorsqu’on l’a mise en coussin, j’ai fait les trois colis, oblitéré au tarif lettre, j’ai perdu pied et ré-oblitéré au tarif colis à 7 reprises, Prince est parti à la piscine, tout a été posté et j’ai pris mon premier repas de la journée, il était 17h30.      

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Aujourd’hui mal 12/366

  Les articulations t’sais c’est ce qui me tombe par terre, m’cogne un mur, m’retourne le cœur et j’peux rien dis, j’peux rien contre et j’me flanque sur un muscle y s’dechire et moi j’recolle j’suis un peu bête j’recolle mais y s’en fou lui y s’tient pas bien, y s’dit pas qu’ça suffit les conneries y continue. Y’a toujours un pour dire « mais t’as fait quoi là ? » et qu’esse j’en sais moi c’que j’a fait, j’suis pas tombée ça j’sais. J’le dis mal sans doute, j’sais pas dire alors j’dis mal et on m’regarde avec un air d’travers.         ∴   Il s’est passé quelque chose ce we. Les Aujourd’hui (transparences et j’attends) ce sont écrit avec ce quelque chose, et je ne peux pas les recopier ici, ils ne m’appartiennent pas entièrement. J’ai cru pouvoir mais ça me demanderait bien trop de talent de conteuse et de sorcière, je suis ce que je suis et tout ne peut se lire. Je suis bouleversée par ce qui est. Ce que j’ai fait, aussi. Je ne sais pas si cela suffira, je ne sais pas ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, je ne sais pas si cela devait se faire ainsi, je me sens dépassée par cet autre côté de la vie et si (je suis responsable/je n’ai pas choisi) ce sont des vies entières qui vont en être traversées – et je ne sais pas qui je suis pour qu’on vienne me chercher ainsi pour changer […]

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