Si tu pouvais m’entendre

perdue.. âme perdue, corps perdu, jours perdus, vies gâchées..

Je me demande où tu es, qui tu es, ce que tu fais.. quelle énergie es-tu, de quoi es-tu fait..

J’ai relu tous tes poèmes, tous si noirs. « Putréfié », le mot qui revenait le plus souvent je crois, thème de la mort ou de l’esprit, de l’amour aussi, indissociables ces deux là visiblement. Tous écrit avant notre rencontre, sauf un écrit quand on était en cité U, sur l’homme et sur Dieu (qui me faisait penser à Paolo Coelho). Et puis un poème, écrit ya quelques mois, pour moi, magnifique.. il est resté dans mon porte-feuille à coté d’une photo de nous, il y restera.. je voudrais m’y glisser, retrouver ce temps où on était proches, devenir glacée comme les photos, un souvenir qu’on met sous-verre ou qui s’écorche à force d’être touché et déplacé..

Je voudrais être la feuille qui a vu naitre les mots qui m’étaient destinés, l’encre qui m’a fait vibrer, les larmes que tu as coulées sur tes joues, le papier où nous sommes imprimés côte à côté…
Mais les mots sont morts mon âme, les mots sont morts.. la photo a jauni, s’est abimée, les corps ont brûlé au soleil et se sont consumés, nos regards se sont perdus et ne brilleront plus,… les mots sont tombés, se sont brisés, et je m’y suis coupée profondément.
C’est moi qui suis brûlée, moi qui suis dans une boite. Toi tu n’y es pas, tu n’es pas dedans, tu étais parti bien avant que le four ne t’avale et que sa mâchoire ne se fracasse sur ton corps. Non tu n’y es pas. Mais moi.. moi..

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