Si tu pouvais m’entendre

J’arpente les rues, j’essaye de ne pas t’y trouver, de pas regarder de trop près les chemins qu’on a parcouru à deux. Je savais en revenant dans cette ville, que ce serait dur. Ca l’est.
J’ai des souvenirs qui m’envahissent à chaque coin, je n’arrive pas à les faire refluer. Et c’est de plus en plus difficile pour moi, d’être là, à respirer.
Alors hier, je suis allée chez le médecin. Il m’a donné des pilulles anti-suicide.
Dans le bus du retour, j’ai réalisé qu’entre l’anti-suicide et l’anti-nuit-blanche (ou anti-crise-de-larmes-la-nuit), j’avais de quoi stopper tout ça. Très lucide, je me suis dit qu’en avalant le tout, et en me mettant devant un train ou le tram, j’avais de quoi mettre en pause mes larmes.
Alors j’ai monté le son du walkman et me suis inondée de la musique idiote d’NRJ.
Je sais pas vraiment toujours ce que je veux, je sais juste que je suis allée chez le médecin pour éviter ce genre de dérapage. De plus en plus de mal à tenir, mais forcément arrivera un moment où j’arriverai à émerger.
Forcément..

Like

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *