Dimanche, 2h30.
Visiblement sur le qui-vive (d’habitude le monde peut s’écrouler, à travers mes boules quiès rien ne passe, je dors profondément), cette fois le petit bout, je l’ai entendu appeler.
Il est brûlant. Je fonce sur le doliprane, je lui fais couler un bain, je prends sa température. 40°C.
Tout va bien, je gère, je suis calme.
Affolé il ne veut pas être dans l’eau, je me déshabille à mon tour et prends le bain avec lui. Ça le rassure, on joue doucement, ce gamin est un amour.

On le sort du bain. 38°, on souffle.
Cinq minutes plus tard, 39°7.
Et c’est quand on n’a plus rien à tenter pour agir, que l’angoisse monte.
Je me sens mauvaise mère, la grippe traverse mes pensées au galop, mais je gère mon angoisse : je n’appelle pas sos médecin.

Ce matin, 39,4, vomit deux fois.
Il allait mieux, jouait, pleurait pas mal, jouait, le tout greffé à moi (sa fièvre est devenue une extension de moi-même. Je ne sais plus si je suis fiévreuse ou non, je suis en manque de sommeil c’est ma seule certitude).

Et puis là ça vient de remonter.
Tellement que j’ai préféré ne pas savoir. Je l’ai endormi en le berçant très doucement, son front brûlant ma joue.

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