Vieux blog, archives

Saute-mouton

Le matin, pendant que la maman est partie à l’étranger pour son travail, je « garde » deux enfants. Je les réveille, je leur prépare le petit déjeuner, je les emmène à l’école. Le mercredi par
contre, je reste avec eux de 8h30 à 14h.
Ces enfants ont un emploi du temps de ministre. Rien qu’hier, je me suis usée à courir toute la matinée à droite et à gauche, et ils avaient encore à courir l’après-midi (mais là, ouf, ce n’était
pas à moi de le faire). Entre l’école (faite pour former une élite), le conservatoire, l’orchestre, la danse (classique et une autre), la chorale, le cirque, c’est à devenir dingue (et nous
sommes aussi allés à la médiathèque).Tellement fatiguée (j’ai encore ma maison et mon gnome), que le soir je suis allée me coucher à 21h.

Les enfants sont en train de craquer, nous ne sommes qu’en début d’année. Trop de choses à faire, ils n’ont même plus le temps de se poser. Le petit, 10 ans, très réservé, a craqué hier soir. Et
de nouveau ce matin, au moment où je le laisse à son école une panique soudaine « mais tu te rends compte ce soir je vais avoir mes devoirs, le solfège, le basson.. », le tout pendant que la plus
jeune, 8 ans, stresse comme une folle à l’idée d’arriver en retard à son école à elle. Même pour son petit déjeuner j’ai eu du mal à la faire asseoir.
Deux boules de nerfs. Je n’ose imaginer demain, entre le conservatoire et le cirque, dans quel état le petit sera. Ces enfants sautent d’une chose à l’autre..

En rentrant, j’ai eu besoin de jouer longtemps avec mon fils, de le faire rire, de le savoir détendu.
De me détendre moi-même.

L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)