Il suffit d'un mot

2012, la fin des films catastrophes ?

Je suis une personne optimiste. Je suis partie d’une idée farfelue qui ne doit pas être très répandue : à force de faire des films catastrophes qui ne tiennent pas plus la route que les voitures
survolant trois camions juste pour éviter la lave d’un volcan en fusion, j’ai pensé que ça faisait réfléchir un peu les cinéastes ; qu’ils avaient peut-être envie, de temps en temps, de faire un
film catastrophe auquel nous pourrions un tant soit peu nous identifier. J’en vois déjà pouffer, mais attendez donc la suite. Après, vous pourrez rire.

C’est donc avec certes un peu d’indulgence, mais beaucoup d’espoir, que j’ai été chercher 2012. Certains le savent sans doute, la fin du monde est pour décembre 2012, les Mayas
avant d’être massacrés l’ont dit, il y a plein de signes, le réchauffement est sans doute un signe aussi, bref, on va tous y rester.

Tout y est : la faille qui suit parfaitement la route qui tourne (explosant le béton) sans détruire la moindre maison ; le volcan
qui explose ; la voiture qui passe sous un tunnel en train de s’effondrer avec le toit qui fait des étincelles ; le slalom entre les voitures/camions/pierres/immeubles/train/gravats/fumée d’un
volcan/failles dans le sol (pas de mentions à rayer), re-slalom mais avec un camping-car, re-slalom mais avec un petit avion, re-slalom mais avec un gros avion (j’ai pas encore vu la fin
du film, mais j’ai bon espoir avec le vaisseau spatial).

L’impossible est bien sûr de rigueur : retrouver quelqu’un dans un aéroport d’une autre ville en pleine panique/confusion (son
patron richissime qui a payé 1 milliard de dollar par tête pour embarquer dans un vaisseau spatial en Chine et faire partie de l’humanité sauvée), le pilote qui meurt (une chance, sinon il serait
parti sans les attendre), le petit copain vaguement pilote qui flippe à l’idée de.. piloter (moi j’aurais bien plus peur du volcan, chacun ses angoisses en même temps), le type qui tient dans sa
main le plan pour s’évader et qui tombe dans la crevasse de 1000m de profondeur.. ah non tiens, une main dépasse, mais va-t-il y arriver?? Mince, oui il s’en sort. Etonnant. A
chaque décollage d’avion, ils tombent dans un gouffre.. avant de remonter ; la conduite avec une limousine sur de l’asphalte défoncé  ; garder dans le gros avion les voitures de luxe qui
doivent bien aider la bête à consommer alors qu’ils vont manquer de carburant en pleine mer ; un écrivain ayant vendu moins de 500 livres rencontre un scientifique au milieu de nul part qui est
en train de le lire ; …

Les clichés restants : ça commence aux Usa (toujours nombrilistes, ça ne change pas) ; le discours du genre « je sens que tout
nous sépare » au moment où la faille arrive entre eux.. et les sépare ; la chapelle sixtine qui se fendille juste entre les deux doigts de la célèbre peinture de Michel-Ange ; l’illuminé aux yeux
fous qui sait tout sur la fin du monde, les meurtres étouffés de ceux qui ont voulu parler, et bien sûr le plan de secours des grands pontes ; le gars qui embarque sa famille voir l’illuminé en
question au pied d’un volcan qui va exploser (il le sait !) ; le président des USA noir qui décide de laisser sa place et de mourir avec son peuple.

 

Je suis sûre que j’en oublie. Et finalement, ce qui sauve tout ça, c’est que je n’ai pas encore vu la fin. Selon, ça méritera peut-être que j’édite ce post.

 

http://reinierladan.nl/wp-content/uploads/2009/06/2012-stills1.jpg

 

J’aurais aimé quelque chose d’un peu plus réaliste. Même un chouilla m’aurait fait plaisir.

Si on veut savoir ce qu’il se passera en 2012, il faudra se contenter des prédictions du web-bot : il aurait sans doute fait un bien meilleur
film.

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2 Comments:

  1. dieudeschats

    Ben ? Y a pas de chats dans ce film ? Moi j’ai toujours cru que la fin du monde serait l’avènement du Monde des Chats, ces derniers contrôlant toute la planète… c’est quand même un chouïa plus
    crédible que les balivernes de ton film, non ?

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