Tu n’en finis pas de chercher. Le lieu. Le moment. Le jour. La personne. La vérité. Le matin qui sent la neige et la soie.

Expliquer la démence. La pression dans ta tête.

Voir les gens, de toute urgence. Ne regarder personne.

 

On dirait le miroir d’Alice. C’est comme un miroir, vraiment. Obligée d’ouvrir les yeux.

 

Tu ne reconnais pas ta propre peine. 

La première fois, tu as fait venir le silence. Ne pus accepter ce son.

Il y a parfois dans le silence, une intensité plus éloquente encore. Jusqu’à l’insoutenable.

 

Alors tu deviens racine, à ne pas vouloir de cette conscience qui t’enterre pourtant, encombrante.

 

La douleur, lettre morte, seule au monde.

 

C’est las, que tu fermes les yeux.

Une succession de rêves à protéger.

Que le monde tienne encore, un peu.

 

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