Il suffit d'un mot

Comme une boite à musique

Il semble que je sois plus calme.
La tempête s’apaise, l’angoisse se pose, la maniaco-dépression reprend de la distance.
Je ne me suis pas éteinte, malgré le besoin que je ressentais.
Mon fils s’est lui aussi apaisé.. ma petite éponge..

Et toujours, toujours, cette douce joie de ne pas avoir recours aux médicaments pour faire face, pour sombrer juste d’une autre manière dans un oubli féroce. M’endormir. Je ne sais pourquoi je les refuse autant, pourquoi je résiste. Sans doute encore un autre refus de perdre le contrôle, de laisser les mains libres à la chimie. J’aime l’idée que ce ne sont pas des molécules qui m’empêchent de vivre, que je peux le faire seule et même très bien. Il me faut juste du temps pour remonter. Pour ne plus être écrasée, étouffée par ma propre présence.

Je respire à nouveau, je me sens oiseau.
La musique rejoue.
Tout ira bien.

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