Equilibrant délire

C’est lorsque je me confronte à l’incohérence des autres, que je me rends compte que finalement, je ne vais pas si mal. A peine digne d’aller voir un psy en fait.

Par contre la demoiselle, après avoir provoqué de la colère, m’a montré sa souffrance et son instabilité. Que six mois après m’avoir viré de sa vie, interdit son blog, refusé à son mariage, elle me demande par sms si je veux bien garder ses chats, je trouve ça tout simplement énorme. Mais absolument pas digne de moi, pour une fois. Ce n’est pas le genre de choses que je suis capable de faire et mine de rien je trouve ça diablement rassurant.

Non moi, je suis plutôt du genre à sourire à quelqu’un dans la rue parce que son visage m’est familier, avant de me rappeler (une fois bien dépassée) que cette même personne m’a poignardée dans le dos deux ans en arrière. Aucune mémoire ni rancune, je ne suis pas récupérable.

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Je ne me considère pas comme le centre du monde (sauf sur mon blog), je ne souffre pas d’un délire de persécution (je laisse ça à ma mère), et je ne persécute personne (uniquement parce que je ne connais pas Pratchett en particulier, sinon je le tannerais pour avoir d’autres livres).

J’essaye de me souvenir si je n’ai jamais fait preuve d’irréalité, mais rien ne me vient. Je pense que je m’en serais rendue-compte, tout de même.. encore que ce soit justement le propre de cette psychose.
Mais je me pose un milliard de questions. Comment échappe-t-on à son milieu ? Que transmet-on ? Que faire de ma violence qui bouillonne ? Comment peut-on avoir une agoraphobie ciblée ? Comment faire pour me remettre à écrire sans bloquer ? Ai-je tort d’empêcher ma famille de connaitre mon fils ? Est-ce qu’en vieillissant, je vais devenir comme ma mère ? Comment retrouve-t-on la sérénité ?

..

Et là je sais pourquoi je ne vais pas voir de psy : j’ai un blog.
Vous êtes condamnés à m’écouter, et je ne vous paye même pas pour ça.

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