Je n’arrive pas à concrétiser quoi que ce soit.
J’ai des rêves, des envies, des lubies, des passions.. et tout reste à l’état d’un jardin sauvage.

La peur. Me ronge.

Dans ma famille (je sais, je ne vais jamais chercher très loin, en même temps y’a matière), on ne se lance pas. Et si on ose se lancer, il vaut mieux réussir, car on en parle encore vingt ans après avec un tas d’éloges. Si on ne réussit pas.. ben on en parle encore vingt après.

Ma mère par exemple, elle a tenté. Régulièrement.
· Elle a acheté une caméra et elle m’a dit « c’est formidable, je peux te faire des dessins animés avec, tu verras« . Pour le coup, ma déception d’enfant en parle encore, vingt après. Parce qu’évidemment, elle n’a jamais fait le moindre dessin animé et que j’étais à un âge où je la croyais encore.
· Elle a acheté des barres de cuivre dans une immense usine pour en faire des bijoux, dans l’idée de les revendre ensuite. Elle en a fait un seul, barre qu’elle avait seulement arrondie pour le poignet.
· Elle a voulu se lancer dans les cartes de vœux, avec l’idée de faire du porte-à-porte aux librairies.
· Elle a voulu reprendre ses études. S’est inscrit à la fac, à dû faire une lettre de motivation. A été acceptée. N’est même pas allée au premier cours.
· Elle a testé la peinture, la gravure, la guitare, la photo, le dessin, le piano, le collage, l’écriture et tout un tas de médicaments avec de l’alcool.

Le tout sous les yeux effarés de la famille, lui disant que quand même, ça ne se fait pas.
D’être atypique. De ne pas rentrer dans le moule. De ne pas se fixer.
Lui disant qu’elle n’arriverait à rien.
Qu’elle devait abandonner.

Et je m’étonne de trébucher sur une simple machine à coudre..

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De ma fenêtre
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