Ce matin, je suis allée réveiller mes deux petits monstres, surexcités et à la parole facile, mais lents très lents pour se préparer. Nous sommes arrivés à l’heure à l’école, mais il m’a fallu pour cela m’énerver un peu et je déteste ça. Je dors debout, j’ai mal dormi, je suis malade. C’est dans des moments comme ça que je tente de me souvenir pourquoi j’ai pris ce travail.. avec une pointe de mauvaise foi, je l’avoue.

J’ai fait des rêves toute la nuit, parlé dans mon sommeil (au grand plaisir de mon mari qui aime à se moquer) et maintenant je me traîne.

Le dernier rêve, le seul dont je me souvienne, était fort étrange, empli de magie, de choses étonnantes comme seuls les rêves savent faire :

Nous sommes dans notre appartement. Il y a une pièce supplémentaire, soit entre la chambre et la salle de bain, soit juste après elle, qui sert de débarras, un genre de cave. Je me mets en colère, parce que mon mari a faire entrer un homme qu’il ne connaît pas, chez nous. Cet homme est dans notre chambre, et je trouve ça inadmissible. Nous nous disputons, on crie, et je me rends compte que cela amuse mon mari, il veut qu’on se dispute violemment, afin que l’homme se sente gêner et parte. Mais il n’en fait rien. Quand on entre dans la chambre, l’homme a défait en planche l’armoire à vêtements et aussi enlevé un meuble du mur (que nous n’avons pas dans la réalité). Il veut y mettre autre chose je crois, et je me mets en colère de nouveau. Nous sortons, on se rend dans un bar où on parie sur les chevaux.
Mon mari et mon fils disparaissent dans la foule (plus ou moins visuellement, ils s’estompent), après avoir lui-même parié sur le 2, le 4, le 6 et le 8, et sachant à l’avance qu’il va gagner des millions avec. Je me retrouve seule à une table, tenant entre les mains de grands crayons de couleurs et une sorte de crochet (de tricot) aimanté qui relie tous les crayons entre eux. Lentement, le crochet se transforme à son tour en crayon (de la même taille qu’eux) pendant que les crayons deviennent petits (comme utilisés). Et je suis désespérée, il n’y a plus d’aimant, c’est la seule chose qu’il me reste de mon mari qui a disparu, je ne peux pas perdre ça. Étrangement, apparaît sur ma table un bout de papier sur lequel il est écrit « cours et attrape ton sac », je voudrais bien ignorer le papier (on ne me dit pas ce que je dois faire, et puis ça pourrait être un piège), l’idée m’effleure que peut-être mon mari me l’a envoyé ; mais je sens un danger et j’attrape mes affaires, je cours. A une vitesse incroyable. Le paysage défile vite, très très vite, pendant que je cours pour sauver ma vie. Je suis poursuivie et ils sont tous proches. Sur le côté je vois une femme, une sorcière, vêtue de noir avec un chapeau pointu sur la tête, qui me poursuit sur un balai. Je sens un peu partout, des sorciers et d’autres encore, et je cours, je cours.. Quelqu’un m’attrape, et me met dans un véhicule, il veut m’aider, je crois qu’il a écrit le mot mais je ne suis sûre de rien. Rien n’est sûr. La fuite continue..

*

Je sens que le rêve est riche mais je ne le comprends pas.
Après relecture je vois un peu des bribes, peut-être.
Des analogies faciles.
Je suis perdue, tout de même.

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3 Comments:

  1. blanche

    ouaw… ça s’est du rêve… Dommage que le groupe de JL ne soit plus là pour porter la reflexion.

  2. Tu as de la chance quand tu es menacée en rêve de pouvoir filer comme le vent…
    Pour ma part je suis engluée dans une matière invisible qui m’oblige à me mouvoir au ralenti, et mes cordes vocales sont paralysées, aussi…
    Bises !

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