Il y a de la tristesse en moi. Profonde.

Je rentre de plus en plus souvent entre 19h et 19h30 chez moi. Hier j’ai joué au légo avec un enfant qui n’est pas le mien en soupirant discrètement après l’heure, et quand je suis rentrée mon fils a refusé de jouer avec moi et s’est tourné vers son papa. La souffrance est sortie doucement, mais sortie, j’ai pleuré tout bas, et mon fils m’a ensuite réclamé de l’attention, m’a dit « regarde » en faisant des roulades, m’a réclamé 4 câlins avant de pouvoir s’endormir.

Ce matin je sens bien que ce n’est pas rentré dans l’ordre. Je vais passer la journée entière hors de chez moi, pour m’occuper d’enfants qui ne sont pas les miens. Mon fils lui, m’a caressé le bras un bon moment..
Je sens que quelque chose en moi change.

J’attends les vacances, qui devraient être les miennes également car les enfants partent cette fois ; j’attends aussi le lundi de pâques que j’ai posé, incapable de passer encore une journée pleine hors de chez moi.

*

Mon fils a déboulé dans le salon en courant en me disant « deux ! deux! » alors que nous faisions un câlin avec son papa. « Deux quoi ? » « betises ! » Je le suis donc, j’atteste au milieu d’un fou-rire qu’il y a là au moins deux bêtises (son étagère de livres était par terre), je repars. Et puis il me suis en courant, me prend la main en disant « main, main ! papa! » et mets ma main sur son le dos de son papa.. Mon petit bonhomme (qui vient de fêter ses 23 mois) voulait que nous refassions un câlin..

Je l’aime, ce petit garçon.

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