Il suffit d'un mot

Fragilité de l’équilibre

Il me faut renaître.
Détacher des morceaux.
Je pense au couteau. Bien pointu. Ca marche, un peu.
Mais cela fait mal.

J’ai testé les dents, les ongles, les ciseaux, le couteau, la lime, la pince. Je suis à bout. Je plonge doucement dans de la ouate, mon esprit se heurte à des portes qui n’étaient pas là hier. Je me cogne, l’angoisse monte, j’entends qu’on parle derrière les portes, il y a des voix, des voix, j’entends.. des voix.. j’entends.. la ouate..

Je suis au bord même de la mutilation.

Ne pas paniquer, ne pas paniquer, ne pas paniquer.
L’obsession ne vaincra pas.
Ce n’est qu’une atteinte au corps que mon esprit pas si stable, ne gère pas.

Songer que je suis droitière, et que je vais devoir tenir le couteau de la main gauche, me fait perdre un peu pied.

Sombrer est d’une facilité déconcertante.

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