Il suffit d'un mot

Je vais bien ne t’en fais pas – Olivier Adam

Par curiosité, et aimant particulièrement leur album, je me suis renseignée sur Aaron. N’étant jamais au courant de rien, j’ai ainsi appris que c’était en réalité un groupe, qu’ils étaient deux (j’ai accessoirement découvert qu’à partir de deux, on est un groupe), et que c’était leur seul album (ce qui est fourbe, mais mais mais, ils vont en sortir un autre en octobre ^^). J’aime la voix du chanteur, grave et vaguement cassée, leur musique particulière.

Et puis j’ai découvert qu’un des titres de l’album avait été intégré dans un film, le réalisateur l’ayant aimé au point d’en changer le nom de son héroïne pour coller au nom du morceau, à savoir, Lili. Film tiré d’un livre : Je vais bien ne t’en fais pas

Je ne l’ai jamais lu, mais du même auteur, Olivier Adam, j’avais lu « Falaises », cela fait quelques années maintenant, et j’avais bien aimé.

J’ai trouvé l’histoire de cette chanson tellement touchante, que cela m’a donné envie de me trouver le livre, et voir le film.
Ce que j’ai fait hier soir.

Je vais essayer, pour ceux qui voudraient le voir, de ne rien dévoiler d’important, mais j’ai besoin d’en parler.

En soi, le film n’a rien d’incontournable. Les acteurs ont le ton juste, le film a le ton juste, l’histoire s’inscrit avec justesse dans le jeu des acteurs. Rien de plus, rien de moins.
Pourtant, il m’a marquée.
Tout d’abord parce qu’hormis un petit passage qui pour autant ne monte pas dans les aigus et les claquements de porte, il n’y a pas de hurlements ; on ressort du film avec beaucoup de calme (sur ce plan là). Chacun est enfermé dans sa souffrance face à l’absence d’un jeune homme qui est parti en claquant la porte. Tous ont cette justesse des sentiments qui respecte chacun, sans jamais empiéter sur la bulle de l’autre. Je m’incline profondément devant ces personnes qui ont des secrets, que chacun laisse à l’autre s’il ne veut en parler.

Parce que finalement, c’est cela. Ces secrets qui éclatent, mais dont le silence est respecté. Malsain. Avec tellement d’amour. Et de culpabilité sur ce qui nous échappe, ce sur quoi nous n’avons pas d’emprise.

Une question me hante tout de même, et peut-être ceux qui n’ont pas vu le film ne devraient pas lire la suite mais je vais faire en sorte de rester soft..

Est-ce que les parents, connaissant trop bien leur fille, ont eu raison de se taire, afin de ne pas perdre deux enfants ? Ou est-ce au contraire le secret qui a mené Lili à se laisser mourir ?

Je penche pour la seconde solution.. mais qui peut savoir..

2 Comments:

  1. Je suis 100% pour la seconde solution.
    Enfin, je parle de moi surtout là. 🙂 C’est le non-dit, l’angoisse, l’incertitude qui me dévorent, pas les crises de la vie auxquelles on peut faire face. Mais je pense que c’est pareil pour la
    plupart des gens…

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