Au cœur d’un souffle

Je ne suis guère présente ici, mais le temps ne me le permet pas spécialement. A courir partout, entre les enfants que je garde, mon fils qui grandit (ses besoins également), le site de ma belle-sœur, ma maison, mon mari, mes recherches internet.. Au milieu il y a eu mon anniversaire et un grand bouleversement en moi-même, une prise de conscience. Une patience plus grande, où j’ai découvert qu’elle n’était tout de même pas illimitée (trois enfants finalement, dont deux pas à moi, c’est une limite que je cherche à repousser), une envie d’une autre vie, un grand travail sur moi, de nombreuses lectures..

Mais aujourd’hui, je suis en vacances et je n’ai rien fait.

J’aime le mot rien. C’est un mot un peu vain, un mot qui ment. Ce mot ne veut pas dire grand chose, on ne fait jamais rien.

D’ailleurs, ce matin, pendant que mon mari faisait les courses à Liddl, nous sommes allés au parc juste à côté.

Pendant la sieste de mon fils, nous nous sommes en douceur occupés de nos corps.

Quand il s’est réveillé, je suis allée prendre un bain avec un livre qui se veut révolutionnaire et extraordinaire mais que j’ai hâte de finir pour passer à autre chose. Je songe vaguement que je pourrais le réécrire et qu’il serait bien mieux. J’y songe d’ailleurs depuis que S. est mort, c’est dire à quel point ce livre prend une certaine maturité.

Je n’ai pas fait ce rien dont tout le monde parle, mais ma journée fut calme et douce. Un peu comme hier soir. Mon fils, d’une excitation extrême et incapable de se calmer pour aller au lit, sautait partout, courait, criait.. A 20heures le soir c’est ennuyeux. Et je n’avais pas envie de gâcher sa bonne humeur en m’énervant, c’eût été tellement dommage..

Alors j’ai mis de la musique. J’ai cherché un peu au hasard, des comptines/berceuses de son âge et je suis tombée là dessus :

Et pour le canaliser, j’ai improvisé une danse. Des mouvements amples, aléatoires, un peu comme le tai chi. Et mon fils a tenté de reproduire mes gestes, c’était magnifique. Quand la musique
c’est arrêtée, il m’a dit « encore ». Six fois. J’ai dû crier grâce, la musique est tout de même lancinante et au bout d’un moment on a envie de la changer. Mais quel plaisir ce fut.. je sentais
mon énergie circuler jusqu’au bout de mes doigts..

Oui en ce moment, je travaille en douceur sur ma relation à moi-même, à mon fils, au monde..

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3 commentaires sur “3”

  1. Hello !

    j’ai lu d’une traite tes derniers billets, c’est riche en réflexions de toutes sortes…

    Dis-moi, ça m’intéresse, quelle est cette prise de conscience dont tu parles..?

    Je t’embrasse

    M

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