J’ai manqué secouer mon fils. Ou le frapper. Quelque chose qui lui fasse dire autre chose que non, quelque chose qui le fasse stopper ce harcèlement terrifiant qui dure depuis cette éternité qui
a remplacé le temps.

J’ai abandonné mon fils. A sa marraine. Pour cette éternité dont une maman a besoin pour retrouver ses morceaux. Le temps de faire taire la vilaine voix qui te dit que tu es une mauvaise mère. Le
temps de perdre cette angoisse noire logée dans ta gorge. De retrouver un semblant de calme.

Il n’y a rien eu de spécial.

Ce fut comme un feu. Quelque chose qui brûle de l’intérieur, qui se diffuse. Qui part du ventre, remonte, s’échappe par les mains. Incompréhensible. Après avoir eu le désir profond d’en finir
avec cette journée d’une manière comme d’une autre, qu’importe la violence de la lame, et puis. Soudain. Brûler.

Je ne suis pas calme. Je ne suis pas eau. Je ne suis plus pierre.

Je suis un feu étonnant. Comme une énergie qui se remet à circuler d’un coup, partant du ventre mais surtout de mon côté droit, remontant, irradiant. Brûlant tout.

Je brûle de l’intérieur.

Je n’écris toujours pas.

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