Bougie soufflée

Et si tu t’arrêtais chez moi, peut-être une fois encore, comme si nous avions le temps, comme si tu le pouvais..

Si tu me disais ce que tu fais, ce qu’il y a dans ce là-bas, ce qui fait que tu es un toi que je ne connais pas.

Si tu venais entre deux souffles, je te montrerais la vie où tu n’es pas, n’es plus, jamais.

Des reflets effacés. Jusqu’à demain.

Si tu venais, je te dirais que tu es né. Hier. Ou aujourd’hui.

Si tu venais je te dirais.

Que je suis une autre. Qui n’est plus. Jamais.

 

Si tu venais, je te dirais ma nudité. Ma douleur, celle que tu refusais.

Je te dirais tes émotions, je te dirais les miennes. Je te dirais prends.

Souffrance, douleur, peine, sourires, maladie.

La dernière nuit, l’espoir, les doutes, la peur.

L’amour, la mort, la solitude.

 

Je raconte des histoires d’avant avec des photos que tu ne voyais pas.

Je souris à un enfant dont tu ne voulais pas, voulais, voulais pas. Te voulais-tu ?

Je photographie tout ce que tu ne voulais pas voir. Qui t’agaçais.

Je dis un peu tout et rien, sans ton silence.

 

Je ne dis plus ta mort.

Je dis ma vie.

 

Et si tu t’arrêtais chez moi.

Peut-être.

Je te souhaiterais.

D’être. Avant de naître.

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