Il suffit d'un mot

Le psy, c’est par où ?

Je voulais me faire une robe, et je ne savais pas par quoi commencer.. une angoisse de la page blanche du tissu trop parfait et du patron à faire s’en est mêlé. Et je n’ai rien réussi à faire d’autre que débarrasser la table de tout son fatras. Nécessaire certes, mais qui ne m’a guère avancée pour la confection de la chose. Même pas réussi à trouver un tissu qui m’irait.. Situation critique.

 

Et puis, d’un coup, j’ai du m’asseoir. J’ai arrêté de pouvoir marcher correctement, de poser ma jambe, d’avancer.. Mon mari m’a parlé des béquilles, qu’il faudrait qu’on cherche, mais cela me fait peur de massacrer mes poignets avec. Et malgré cela, quand je suis allée voir sur le site pour faire une demande de reconnaissance de mon handicap, jai eu l’affreuse sensation de ne pas être à ma place et de gruger. Que mon médecin allait me rire au nez si je lui demandais de remplir le certificat. Comme si je faisais semblant, comme si ce n’était pas si grave. Comme s’il me fallait être en fauteuil pour oser murmurer s’il vous plait.

 

Ma conclusion du jour, c’est que même si j’ai accepté la douleur, je n’ai pas forcément accepté le handicap qui va avec. Ou alors, et je pencherais plutôt pour cette option, je ne suis pas prête à affronter les expertises, les tonnes de papier, les regards, les RV, les lenteurs, le/les refus.

Ca va être une bataille personnelle je le sens, avant même d’être une bataille administrative..

 

 

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