Tempête

Tempête

En deux jours, d’un peu tous les côtés, nous avons été pris en traître et frappés, alors même que nous étions déjà à terre. Assedics, Caf, re-assedics. L’un ne veut plus nous donner d’argent avant 4 mois, l’autre veut nous en prendre. Je n’ai pas eu le courage encore, de constater l’ampleur des dégâts. Aucun calcul, pas besoin, le prêt ne suffira pas à couvrir les emmerdes qui nous tombent dessus. Je verrai ça bien assez tôt. Histoire de voir si on saute avec la maison.. ou pas. Je n’ose penser à ce qui ce serait passé, si nous n’avions pas eu des amis nous tendant un filet..

En réfléchissant au problème, je me suis rendue compte que si mon mari n’avait pas pris ce travail, nous aurions davantage d’argent, avec l’ASS (ou le RSA.. je m’y perds). Terrible, cette société quand même..

 

Bilan, 6 mois sans rien pour lui, à vivre sur mes seuls assedics qui vont s’arrêter dans un mois.

 

Et ma belle-sœur qui vient pleurer sur mon épaule qu’elle ne veut pas de ma maladie, qu’elle veut pouvoir bosser. Je n’ai même pas eu le courage de l’envoyer promener, de lui  dire que moi non plus, je ne veux pas. Que je suis un poids. Que je ne peux même pas vendre des capes pour nous sortir de ce bordel. Tout en délicatesse, ma belle-sœur.

 

Je m’accroche bêtement à un site de vente qu’une amie veut me faire. C’est idiot. Une bouée qui ne servira pas à grand chose, que je prends au vol. J’ai l’envie, tant envie.. Je me sens perdue, je ne sais pas où je situe le besoin d’avancer, de faire quelque chose, de vouloir, d’être capable. Secouer ses putains de mains. Je ne sais pas situer l’équilibre entre la culpabilité et le besoin, la détresse et le plaisir.

 

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