J’ai mal et je vais bien

J’ai lu hier soir un livre sur la douleur chronique, à la suite de quoi quelques réflexions ont vu le jour.

· Je vais essayer de me souvenir des traumatismes, chocs émotionnels, chocs physiques, de chaque douleur actuelle. Retracer un passé, une histoire. L’accepter.

· J’ai réfléchis, je ne nie pas la douleur, ni son impact. Si cela ne va pas, je ne dis pas le contraire pour faire plaisir aux gens. Je suis honnête avec moi et avec l’autre. J’ai pris conscience que je fuis ceux à qui je ne peux dire j’ai mal, ceux dont je sens la réticence. Je ne rentre pas dans leur bulle de sécurité, je ne me mens pas, mais ça restreint l’entourage.

· Même si je suis très heureuse que mon rhumato ne m’ai pas engagée sur la voix des médicaments (je suis résolument contre une prise régulière, j’ai déjà stoppé un traitement sensé être pris à vie), je me demande si c’est la plus sage décision qu’il ai prise de sa vie de médecin. Non que je veuille des médicaments, mais je n’ai toujours aucune piste pour soulager mes journées. Je suis ravie pour lui s’il a accepté son impuissance (un complexe de zorro en moins), mais je n’ai pas envie de rendre les armes aussi vite.

· Tant que le Tai Chi ne me prouvera pas qu’il est mauvais pour moi, ce sera mon premier pas pour reprendre à la douleur un peu de cette vie qu’elle m’a prise.

· Je fais attention à moi. Je dois faire davantage attention à moi, quelle que soit mon envie de sortir ou de faire quelque chose. Forcer en me disant « au pire, j’aurais mal » n’est pas forcément me rendre service sur le long terme.

· Je suis heureuse d’avoir ce site de vente qui prend forme, heureuse de me lancer autant que possible dans l’aventure. Mais je dois garder à l’esprit que mes mains sont précieuses. Rien ni personne ne mérite que j’augmente mes douleurs.

· Je m’y attache déjà, mais je dois travailler à éliminer de ma vie tout stress, toute angoisse. Cela n’a l’air de rien, mais ne pas avoir la tv est un appui formidable en ce sens, et aussi dramatique que soit la situation dans le monde, je préfère m’en soustraire. Je souffre de ce qui se passe au Japon, qui entraîne dans sa chute une bonne partie de la population mondiale. Je ne veux certes pas être aveugle à ce qui se passe, mais être en retrait m’expose moins au stress.

· Je vais essayer de me tenir à un programme de Tai Chi-maison, de relaxation. Apporter en moi la lumière absente autour de moi.

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