Il suffit d'un mot

Et alors, c’est pour quand ?

C’est pour (avant) hier.

J’oscille.

Doutes, euphorie, doutes, euphorie, panique, euphorie.. j’étouffe.

 

Si je m’étais écoutée, je me serais relevée. J’aurais repris cette petite chose toute blanche qui empêche la vie en silence, l’air de rien. Mais je suis restée aux côtés de mon mari, terrifiée soudain par une telle décision. Le noir pour recueil de mes angoisses. Inquiète à l’idée de blesser mon petit garçon, dans la peur de ne pas arriver à être assez présente pour lui, terrifiée par ma maladie.

 

Avec son sourire désarmant et inquiet, il nous a répondu :

_ Moi je veux un jouet.

 

J’attends sans impatience aucune, les soucis qui vont se lier à nous et je me baigne dans mon envie d’un tout petit lové en moi. Mon petit garçon s’angoisse, il est temps que je relativise..

 

_ Je veux pas prêter mes jouets..

 

Les angoisses vont se gérer en leur temps je le sais bien, et nous lui expliquons, au fur et à mesure.. mais cela inquiète, forcément.

 

Et puis ce matin, jusqu’à ce que mon épuisement prenne le pas sur tout et que je ne sois plus capable d’avoir une pensée cohérente, j’étais vraiment zen. J’avais du temps pour moi, dans le tramway, et je me sentais bien.

 

Et même si ma belle-maman a surtoue exprimé le fait qu’elle avait des inquiètudes, et même si beaucoup doivent le penser sans le dire, je veux, pour l’équilibre de toute notre maisonnée, ne penser que positif.

D’ailleurs les assedics viennent d’aider beaucoup à la chose, en accordant à mon mari tous ses droits. Nous perdons trois mois dans l’histoire, mais ça a failli être une année entière alors on ne râle pas, on dit juste merci. Financièrement, si rien ne vient mettre son grain de sable, nous devrions être là aussi, bien plus zen ^^

 

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