Se courber sur une ligne droite

 

 

Doit-on se courber encore et toujours pour une ligne droite ?
Prière pour trouver les grands espaces entre les parois d’une boîte
Serait-ce un estuaire ou le bout du chemin au loin qu’on entrevoit ?
Spéciale dédicace à la flaque où on nage, où on se noie

 

 

J’ai expérimenté le doute.

Et si mes hormones de femme enceinte me faisaient voir les choses en noir ?

Et si c’était moi qui était trop sensible ?

Et si rien de tout cela n’était finalement si grave ?
Et si c’était moi qui pétait une durite en ce moment (après tout, je pleure du matin au soir) ?

 

En racontant à ma belle-maman, le vendredi, ce qui était arrivé à l’école, j’avais en moi cette petite voix qui s’insinuait, insidieuse. Et si.. Mon mari lui-même, plus éloigné
émotionnellement n’ayant pas assisté de visue à toutes ces scènes, a dit à sa maman « nous sommes de toute façon des personnes sensibles » ce qui sur le moment m’a agaçée. J’avais pourtant
ressenti la même chose juste avant, manquant complètement de recul sur mes propre émotions.

 

Et puis hier, nous avons appris que F. est connue parmi les ATSEM des autres écoles.. et plus haut encore.

Clochette, amie de Blanche travaillant dans l’école de Lutine, parle avec d’autres de nous, « parents traumatisés par une maîtresse« , la personne l’interromps « je parie que tu parles
de F. ?
« .

 

J’apprends que F. fait des ravages sur des générations d’enfants, elle a un dossier à l’éducation nationale, elle a été directrice d’école, elle est considérée comme instable.

Et elle est toujours là.

 

Je suis à la fois soulagée d’avoir mes antennes qui fonctionnent, d’avoir retiré mon enfant, d’avoir bien réagi, de savoir que je ne me trompais pas ; je comprends même enfin pourquoi le
directeur n’a posé aucune question sur notre départ (il a dû m’entendre envoyer promener F. en prime).
Et puis angoissée de la savoir toujours au milieu des enfants, protégée parce que fonctionnaire, folle furieuse dangereuse qui va continuer de traumatiser des enfants (et des parents, soyons
honnête). Nous sommes dans un système qui protège les bourreaux et crée des victimes, sans même ciller.

 

Depuis vendredi après-midi, mon fils va mieux, il ne pleure plus toute la journée. Cette nuit, il n’a pas fait pipi au lit, mais il continue de se réveiller 2 à 3 fois. Par contre, les
associations étranges abondent, comme « Je veux rester petit (concernant la remontée de ses culotte et pantalon), F. elle fait des bétises » et dans la même continuité de la
phrase  » Marraine elle a un fouet ça fait mal » (il a fouetté hier sa cousine involontairement avec une ceinture en cuir, ce qui a fait pleurer Lutine).
Nous n’aurons jamais le fin mot de cette histoire, même si je doute que F. se soit permis de fapper le Gnome ; elle lui a fait mal par contre c’est une certitude.

 

Si la dérogation que nous tentons d’obtenir abouti, et qu’il retourne à l’école, je m’attends à quelques débuts difficiles le temps qu’il s’apaise..

 


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