Tu sais hier, j’ai tout pleuré. Tout en moi. Toute ma culpabilité de t’avoir laissé le choix d’aller dormir là-bas. Toute à ta voix si triste, toute à tes larmes, j’ai versé les miennes dans la souffrance, sur ce bien-être dont j’ai besoin pour ne pas te faire de mal.
Aujourd’hui je me demande comment ma mère a pu me laisser, des mois, une année, puis une autre, si loin d’elle. J’ai mal dormi, anticipé ta matinée.
Je pensais ce matin, à ta détresse de ne pas me voir t’accompagner, à ton angoisse d’être laissé dans un endroit dont tu ne veux pas, ton déchirement. Tu es si grand et si petit.. Quels sont les bons choix ? Que dois-je écouter ? Dois-tu dépasser ta peur, doit-on attendre encore ? Est-ce si important..

J’ai besoin de te toucher, de te sentir, de te prendre dans mes bras, de te dire je t’aime. De te demander pardon.
Je suis une maman qui apprend, et c’est la sensation la plus effrayante qui soit.