Pédopsychiatre, ratage

Nous avons très mal démarré notre entrevue. J’étais personnellement prête mais au final on est partis de la maison avec 15 minutes de retard sur ce que je prévoyais, les contractions m’ont empêchée de cavaler, et on a dû appeler le psy pour lui dire que nous aurions 10 minutes de retard. Ce qui « ne l’arrangeait pas », je peux comprendre.

Nous sommes arrivés à 16h10, il nous a pris à 16h20 (il y avait quelqu’un encore dans son cabinet). Ce qui me fait dire que peut-être, nous n’aurions pas dû prévenir.. parce qu’il nous a renvoyé, gentiment certes, à la fin de la consultation, qu’étant arrivés en retard il était normal que nous n’ayons pas fini la séance. Dois-je rappeler qu’il nous a pris lui aussi en retard, et ce sans explication (non, nous n’avons pas eu le réflexe de le lui dire) ? La séance s’est finie à 16h45, j’en déduis donc que nous avions 45 minutes ; le cadre n’a pas été posé, c’est ma première fois chez un psy, je n’en sais donc rien.

J’ai eu un bon feeling en rentrant dans son bureau, gentil sourire, ressemble d’une manière frappante à Woody Allen ce qui est assez amusant. Aucun warning ne s’est enclenché d’un bout à l’autre, il est sécurisant de par sa voix.

Il nous a écouté sur les difficultés rencontrées lors des deux écoles, seul moment où finalement, il a adressé la parole au gnome qui lui a dit clairement les choses à son tour (échange de 2-3 minutes). Est-ce un choix de mots ? Le psy a redit ce que je venais de dire, mais cela sonnait comme s’il le prenait à son actif : à savoir que la maternelle n’était pas obligatoire, qu’il fallait catégoriquement qu’il stoppe l’école (au moins pour un moment), et cela même si Gnome disait vouloir continuer de s’y rendre (ce en quoi il n’a pas écouté le gamin qui lui a clairement dit qu’il ne voulait plus et que la veille je l’y avais forcé). Visiblement, bien que j’ai expliqué (et non justifié, j’étais bien au clair avec moi-même sur ce qui s’était passé et on en a bien parlé avec le gnome hier), il a juste retenu que j’avais forcé mon fils (j’ai merdé une fois.. je vais l’entendre longtemps?) et qu’il ne fallait pas. Merci. Je précise, ça n’a pas sonné comme culpabilisant, juste que même s’il le demande, on doit dire non afin de laisser passer du temps. Et l’y remettre dans un mois. Genre.
==> Premiers mauvais points donc.

Comme le temps avait filé bien vite et que nous avions encore des choses à dire (on en était à exprimer le fait que Gnome avait des cauchemars ciblés visiblement sur l’école, etc..), il a proposé un second rendez-vous. Mais sans l’enfant. Parce qu’il n’écoute pas. Et qu’à son âge c’est trop tôt, pas vraiment nécessaire en somme.
Je lui rétorque que si, mon fils écoute. Oui il est actif, oui il a besoin de s’occuper (j’ai eu envie de dire « mon fils n’est pas une image qu’on pose » mais cela n’a fait que me traverser), mais que pour autant oui, il écoute et qu’il ne faut donc pas s’y fier. Il m’a répondu, gentiment « je n’en ai pas l’impression ». Tout ça, devant le Gnome qui ne lui en déplaise, a les oreilles qui trainent (et qui sur le retour et ce jusqu’au couché, a décidé que ce serait super drôle.. de ne pas nous écouter. Ô joie).
Le Chat a exposé le fait que nous venions pour lui, que cela le perturbait de venir du coup sans lui, et qu’il ne voyait pas très bien où était l’intérêt. Le psy a répondu que nous avions visiblement beaucoup de choses à dire, d’où le 2èm RV, mais donc sans Gnome de toute façon un peu jeune pour une thérapie.
=> Demande et besoin posés, pas d’ajustement de sa part.

Tout au long de ces 25 minutes de séance que nous avons eu, le téléphone a sonné deux ou trois fois (il y a répondu), et il y a du y avoir une dizaine de coups de sonnette. Chaque fois, j’ai perdu le fil de ce que je disais, je n’arrivais pas à me concentrer, j’avais besoin d’aide pour retrouver de quoi je parlais, je l’ai très mal vécu parce que c’était important et que je n’y arrivais pas.

Nous sommes repartis un peu perturbés mais pas très clairs avec nous même, sans aucun recul, avec un rv pour nous, pour dans.. 3 semaines. Trois. Oui on va décommander, il nous fallait juste 10 minutes de recul sur la situation.

Ce soir, j’ai couché mon fils angoissé à l’idée de faire des cauchemars et qui ne voulait pas me laisser quitter la chambre.
Nous sommes venus en demandant de l’aide, et nous avons été lâchés.


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