Il suffit d'un mot

Je me le demande.. vraiment

Est-ce le temps qui est en cause ? Est-ce la fatigue de la grossesse ? Je ne peux mettre en cause le stress, quand mon gnome est allé dormir 3 nuits chez ses grands-parents et que j’ai pu me reposer, m’apaiser tranquillement.. Toujours est-il que mes douleurs sont là, handicapantes, angoissantes, épuisantes, particulièrement violentes.
C’est dans ces moments là, quand je vois un bout de souffle apparaitre, un répit que je voudrais conserver, que j’en veux particulièrement à l’état. Je ne peux travailler, mais je dois chercher officiellement du travail. Je ne peux bouger, mais je n’ai pas droit à une aide. Alors quand les impôts tombent alors qu’on me donne 116 euros par mois pour vivre, je me sens trahie.

Forcément après, je me demande pourquoi je suis stressée, à bout de nerfs pourquoi mon fils lui ne veut pas me lâcher pour dormir. Pourquoi j’ai mal.
Et je me pose la question avec beaucoup de sérieux.
Je m’aime bien.

Je suis fatiguée et douloureuse, et je devrais m’abstenir d’écrire dans ces moments là.

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2 Comments:

  1. en fait non, c’est dans ces moments-là qu’on doit écrire. Pour évacuer un peu, ne serait-ce que momentanément.
    Ne néglige surtout pas le fait que le premier trimestre est exténuant, et que le chamboulement hormonal est terrible ! Tu es émotionnellement bien plus à vif, et physiquement plus sensible et en « difficulté » à cause de ça… on parle beaucoup plus souvent de la fin de la grossesse, mais les 3/4 premiers mois peuvent être les plus exténuants, et les plus perturbants.
    Le plus difficile ? Accepter qu’on est alors différente, et touchée plus fortement. Ben oui, on est humaine, c’est tout.
    Prends soin de toi. De ces mois-ci découlent tout le reste (même si je n’énonce-là qu’une évidence).

  2. Je viens de passer les 5 mois, je rentre dans le 6èm comme ils disent.. Mais effectivement les 3/4 premiers mois ont été très difficiles, je n’ai accepté pleinement ma grossesse (pourtant désirée) qu’une fois les vomissements terminés. Ce n’est que là que mon cerveau a enregistré le fait que j’allais avoir un autre enfant. Quand j’ai pu commencer à manger, pas quand je l’ai senti bouger. C’est.. dur émotionnellement.
    J’ai enchainé avec les contractions, c’est lié à ma maladie, mais c’est plus facile d’accepter ça, peut-être parce que j’en suis au 2èm trimestre, peut-être parce que je suis rassurée par le fait que la crevette va très bien. Ce qui ne m’empêche absolument pas de pleurer d’un coup, « presque » sans raison :p AAAh les hormones :p

    Il reste.. les douleurs. Mes articulations. Aggravé par la grossesse et son chamboulement hormonal. Plus que de l’écrire, c’est hurler dont j’ai besoin. Je m’en empêche, pour n’effrayer personne et surtout pas mon fils. Parfois c’est plus fort que moi, ensuite je gère. Comme je suis enceinte j’évacue beaucoup en pleurant d’un coup, complètement à contre-courant, mais c’est une bonne chose.

    L’écrire.. c’est idiot mais j’ai l’impression que je vais faire fuir.

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