Hormones..

Hormones..

Mon état émotionnel est une tempête non maitrisable. Parfois je suis calme, je ressens que mon bébé va bien, je suis d’une grande patience avec mon fils quand le papa a plus de mal.
Et puis soudain je me mets à pleurer, parce que j’ai oublié mon thé, parce que la maison est en pagaille, parce que je dois attendre pour savoir si mon bébé va bien, parce que je vais devoir payer un trajet censément remboursé, parce que ce trajet en car est mauvais pour mes contractions, parce que les douleurs à gérer, parce que parce que parce que.
Alors les tensions retombent, j’endors mon fils depuis une semaine à l’aide de la sophrologie, je lui fais des câlins du matin au soir, j’essaye d’apaiser un enfant angoissé par tout : le bébé, le déménagement, qu’il retourne à l’école, sa cousine, être laissé chez quelqu’un, que je disparaisse, que j’ai un accident, que je ne revienne pas.
Et cette nuit, j’ai retrouvé mon fils debout à côté de son lit, yeux ouverts, silencieux, que j’ai recouché et dont le corps s’est détendu dans la foulée. Il dormait debout. Somnambule. Je sais que ce n’est pas grave, mais je ne peux m’empêcher de me dire que son stress s’exprime.

Depuis ce matin, je suis comme un nuage de tempête, prête à lâcher sur le monde toute la pluie qui est en moi.

 
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