La confusion de tous les sens.
 
Je n’ai pas vraiment dormi. La crevette a décidé, cette nuit, de tester la sortie en appuyant de tout son petit corps. La douleur fut violente, m’a réveillée, ne m’a plus laissée me rendormir avant que 2 heures ne passent, puis enfin par à-coups. Et il continue ce matin, cela l’amuse d’être si bas quand je fais tout pour le faire remonter ; il s’en moque. Moi aussi, je veux accoucher, là, maintenant. Qu’est-ce que trois mois finalement ? Non ne répondez pas.
 

Mes mains gonflées sont engourdies, douloureuses ; une déchirure. J’ai peur, je ne suis pas prête pour accueillir un enfant dans cette souffrance, cet épuisement, pas prête pour faire un déménagement, des cartons, une recherche de maison, une décision vitale du lieu où nous allons nous poser : montagne ? garrigue ? quitter ma ville ? le tout sur les quelques semaines devant moi.
Non je n’ai pas commencé les cartons.
Non nous n’avons toujours pas décidé de notre point de chute.

 
Je n’ai toujours pas fait ce mail à ma banquière, celui dans lequel je compte bien l’envoyer promener, elle, sa commission et son prêt.
Je rêve d’hibernation.

 
*
 

Le temps a passé, 5 heures. Depuis que j’ai écrit tout ça, ce matin.
 

Gnome est parti dormir chez Blanche, merci à toi..
Ma cheville déconne, j’ai du mal à marcher, j’ai mal.
Mes mains ont dégonflées, mais j’ai mal.
Le bébé continue sa valse dans mon ventre, après avoir dormi quelques heures. J’ai apprécié, j’ai mal de nouveau. A en hurler.
Je suis épuisée.
J’ai pleuré, beaucoup. De douleur.
Je persiste, même si je sais le degré de culpabilité qui s’en suivrait si cela devait arriver : je veux accoucher, maintenant.
Je ne veux pas être dépendante de ma belle-maman, même si je l’aime énormément. Cela m’angoisse profondément. Un début d’explication peut-être, sur le pourquoi de mes cartons pas commencés.

 

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