Pensine

Sereine

La neige de temps en temps, tourbillonne à nos fenêtres et c’est comme une douce promesse, une caresse de murmure.
Je contemple. Le blanc cotonneux, mon fils, mon ventre, l’appartement. Mon doigt de pied, de bleu est devenu noir mais il a dégonflé : je déambule sans soucis, comme je l’avais pressenti. Je me demande simplement si demain il acceptera la chaussure qui me permettra de mettre le nez dehors..

Tout est resté en état, je n’ai rien fait, pas bougé le moindre objet, pas fait le moindre carton. Je ressens ce besoin de contemplation, d’embellissement ; et c’est mon blog qui en a bénéficié finalement. Encore un peu trop blanc, je le ressens mais ce besoin de pureté, de place, d’espace n’est bien sûr, pas encore résolu. Cela va me prendre du temps..
Rien ne presse.
Rien.
Le petit peut bien arriver, sa place est dans mes bras, dans ceux de son papa et de son grand-frère ; deux autres prénoms ont fait eux aussi leur nid dans notre petite tête.. Il pourrait naitre dans l’heure qui vient, que nous aurions le temps.

Je sais que bientôt, ce chemin incertain qui est devant nous me perturbera de nouveau, parce qu’il faut bien manger.. mais c’est encore loin de moi.

 

L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)

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