Il suffit d'un mot

Le coffre aux âmes

Titre : David Khayat

 

 


 

L‘attente continue, insidieuse.
Je frémis à l’idée que tout va se précipiter.

La demoiselle ayant acheter, entre autre chose étonnante, la fermeture éclair de la robe, en a pris une pour.. pantalon. Dans les faits, ce que ça change, c’est qu’il est impossible de faire une fermeture invisible, la tirette est grosse, en fer, difficile à attraper, pas féminine. Je dois donc en acheter une autre. Mais comme ici, la seule mercerie dans le coin en profite pour voler ses clients (oui, là c’est du vol, je ne m’en remets pas), je ne veux plus rien lui acheter. Demain LeChat partant pour son rv, sur une ville ayant tout ce qu’il faut, il va être chargé dudit achat.
Je cours donc le risque de devoir finir la robe de mariée, au milieu d’un déménagement express et en solitaire.
Ça craint.
Mais je comprends parfaitement Dame Louve, et ne peux que confirmer qu’il faut une autre fermeture éclair.. Mais quelle perte de temps !

Je profite de ce temps pour trier, jeter, faire le vide celui que je n’arrive pas à faire en moi.
Je regarde par la fenêtre.
Je suis glacée.

J
e suis pressée de partir je refuse de faire les cartons, j’ai du mal à respirer je veux sortir, je veux tout jeter je garde à peu près tout, je veux écrire je couds, j’ai froid.

Suis-je donc trop silencieuse ?
Prince soudain, depuis sa chambre me demande « maman t’es là ?« 

Je réfléchis. J’aime mon isolement, mais j’ai besoin de voir mon âme sœur et mon papillon, pire j’ai besoin de trouver d’autres amis, des vrais, des proches. Une profondeur. Une étincelle. Je voudrais confronter mon âme à d’autres ouvertures, d’autres recherches de soi.
Je ne me nourris plus.
Je voudrais vivre dans un lieu d’arbres, une communauté d’âmes reliées.

Toute ma détresse se tient là.

8 Comments:

  1. Fou comme tes mots me parlent, moi qui vit au milieu de cartons sans connaître, encore, notre destination. Nous déménageons début août et sommes dans l’incertitude la plus totale de la ville où nous poserons nos bagages, nos repères, nos chansons et notre souffle. Je n’attends que ça partir, et je me refuse pourtant à avancer nos empaquetages ; et je n’aspire qu’à une promenade dans les champs de tournesols auvergnats, dans cette maison de famille que j’aime tant, je n’aspire qu’à d’immenses bambous qui dansent dans le vent. J’ai envie de me connecter en ce moment, et toute cette incertitude m’aide à conscientiser que je manque de piliers solides, qui ne soient pas les chers aimés d’enfance et de fac mais qui soient, dans le même esprit, la même trajectoire que moi.
    Je n’ai pas répondu à ton dernier message parce que je viens passer quelques jours à M. chez ma mère et que je voulais te faire un mail. Mais c’est prévu.
    Courage, et je sens dans tes mots, malgré tout, la vie qui bat fort.

  2. Oh sais-tu, je souris toute seule à te lire. Tu me dirais-tu que l’une des destinations est dans le Gard que je ne m’en étonnerais pas. Tu me parles de tournesols auvergnats ; je suis auvergnate pour encore.. eh bien je ne sais pas. Mais j’y suis c’est certain, et j’y fais mes photos, mon plein de respiration, j’y regarde ce vert devenir jaune au lieu de faire mes cartons.
    Cela veut-il dire que tu es dans le coin ? L’Auvergne est si vaste en même temps !
    Peut-être pourra-t-on arrêter le temps et se rencontrer ?
    Si (si..) un jour j’ai ma maison, j’y plante des bambous et un jardin japonais. Promesse à mon âme.

    1. Oh je suis désolée, j’ai encore écris ce fichu nom de ville… ! Ma mémoire, ma mémoire !
      Oui, l’une des destinations est dans le gard… 😉
      Je ne lis pas ton blog depuis assez longtemps, et je n’ai pas encore pris le temps de remonter les billets doux, je ne connais donc pas ta situation… mais je serais dans le coin, sûrement, pour me ressourcer. Une maison pleine de vie dans le Puy de Dôme, je t’en dirais plus dans le mail 🙂
      Des bambous et un jardin japonais, oh, ça m’étonne si peu. Une respiration, un peu.

      1. Pas de souci 😉

        Allez, journée devinette : ton prénom commence par un A. ? Si oui je vois qui tu es ! 😀 Si non.. j’ai juste l’air bête ^^ » Mais ça ne tue pas :p

        Bon alors je lance les paris pour votre destination dans le Gard 😉 Comme ça, parce que.

        Ah, je suis dans le cantal. La seule certitude, c’est que j’y suis pour une semaine encore. Le reste n’est que sable mouvant ^^

        J’attends ton mail alors, avec beaucoup de sourires 🙂

        1. Perdu, je ne suis pas qui-tu-crois. Mais je vous ai connues par quelqu’un dont le prénom commence par A., et un autre, un garçon de mon âge J., et puis H. aussi. je ne sais pas si ça te parle plus ?

          Je n’oublie pas ton mail, c’est promis. Il faut juste que je trouve le temps.

          Profite de ton cantal, c’est si chouette comme coin 🙂

          1. Ma mémoire, c’est une bulle, une seule. Pas fiable la bulle, y’a plus grand chose qui arrive encore à s’y faire une place, mais je la fais travailler pour en oublier moins 😉 Parfois je blesse parce que je n’ai pas retenu, même pas une confidence faite.. J’espère ne pas te blesser en ne me souvenant pas. Car non, ce que tu me dis ne m’aide pas :/

            Je ne questionne plus, je crois qu’il n’y a pas d’espoir pour le passé 🙂 J’attends ton mail (quand tu auras le temps de l’écrire oui oui 🙂 ), au moins cela ne disparait pas 🙂

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