L’ombre du vent

Titre : Carlos Ruiz Zafón
 
Avec le temps, vous verrez que parfois, ce qui compte, ce n’est pas ce qu’on a, mais ce à quoi on renonce.
(…)
Les livres sont des miroirs, et l’on y voit que ce qu’on porte en soi-même.

 

 
Je voudrais.
Partir. En voyage.
M’évader en Inde, marcher au Tibet, découvrir la Thaïlande, me frigorifier en Islande, dépeindre le Canada.. faire le tour du monde.
Photographier un pays par jour chaque année.
C’est un besoin viscéral à qui je n’ai jamais permis l’existence. Peut-être par peur de ressembler à ma mère, cet oiseau insaisissable heureux ailleurs, toujours ailleurs, jamais ici.

Je rêve à quand je serai grande.. que j’arriverai à travailler avec mes enfants à mes côtés, que je voyagerai sur un coup de tête, que je serai une grande couturière, que j’aurai écrit le livre, que je tiendrai une librairie de thé, que je serai photographe, que je vivrai de mes photos et de mes créations, que j’aurai la maison parfaite pour un elfe, qu’elle sera moi dedans aussi, que je serai proche de ma sœur.
Je rêve à quand je me serai accomplie en tant que moi.

J’ai froid.

J’ai repris sur l’autre machine.
Je ne peux pas, me blesser, sur elle.

J’ai peur froid.
Je me sens.. triste.
L’ombre est trop écrasante, parfois..

 

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