Il suffit d'un mot

De pierre et de cendre

Titre : Linda Newbery

 
Soudain égaré, j’avais essayé de me faire à l’idée que je ne l’entendrais plus me souhaiter le bonjour de sa voix bourrue, que je ne respirerais plus le parfum pénétrant qu’il répandait autour de lui, une senteur masculine, réconfortante, où se mêlaient des effluves de pipe, de tweed et de savon au phénol. Il était parti pour toujours, et je n’arrivais pas à m’y habituer.

 

La migraine tape au rythme de la rage qui sévit dans mes dents et je compte mes heures de sommeil, celles-là même si précieuses en ce moment. Pour ne pas avoir mal. Ironie.
Je regarde mon linge s’entasser sans aucune volonté de ma part d’y remédier. Le temps pourtant ne manque pas, je cherche surtout à fermer les yeux sur ce qui m’entoure, revenir vers l’intérieur, me recentrer. Plus facile sans douleur, j’imagine.
Internet joue à cache-cache dans tout le département, alors qu’on m’a dit de nettoyer la tête de la plaque des fils de la prise du mur (vous aussi vous avez du relire ?).. poussière partie, internet (toujours) parti aussi..

Je tombe dans mon livre, et malgré la violence de son monde, ne veux pas en ressortir.. je voudrais avoir le pouvoir d’en sauver bien des personnes. Comme l’avait dit Blanche (je crois ?), mieux vaut ne s’attacher à personne, Martin les tue tous à un moment ou un autre : je ne m’habitue pas.

34 ans, ça compte là-bas ?

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