Il suffit d'un mot

La mode est au rouge sang

Titre : Valérie Stivers
 
Je ne connais pas de bruit plus effrayant que le cliquetis des talons aiguilles.

 

Undenied by Portishead on Grooveshark

 
Il y a une chose qui m’est complètement obscur, fermé pour ne pas dire hermétique, c’est ce que les autres attendent de moi sur le plan vestimentaire. Je n’ai jamais su ce qu’il fallait mettre pour être à la mode, je n’ai jamais aimé la mode (le summum fut l’année pas si lointaine où il était tendance de porter du noir et du blanc, de porter la vache ridiculement fièrement.. je me souviens de m’être dit cette année là, d’une manière fort peu charitable, que c’était cela la mode ; un troupeau).
Et je le sais, qu’on attend de nous beaucoup de choses, avec les vêtements.

A l’école, c’était déjà un poil plus clair. Je n’ai vu que deux mondes s’affronter : les marqués, et les non-marqués. Je faisais bien sûr partie de la seconde, parce que c’était trop cher. Mais il y avait en réalité une sous-catégorie dans les non-marqués, les très-mal-habillés. Et là encore, j’en faisais partie même si je n’ai jamais compris les critères en question.
J’ai pu voir récemment, en gardant des enfants, que tout cela avait évolué et que la mode était venue compliquer les choses dans les cours d’école. Je soupçonne que simplement à l’époque, être à la mode, c’était avoir des marques.

Aujourd’hui, je n’ai pas encore bien compris.
Parfois, l’on me regarde. De la tête aux pieds en passant par la cape. Oh vous êtes déguisée ! Oh le chaperon rouge ! Attention au loup ! Non, je ne suis pas déguisée, je suis habillée ne vous en déplaise, avec une cape rouge tellement plus chaude que vos manteaux trop légers pour ce froid, légers mais qui font bien habillés, légers mais tellement à la mode.
En ce moment je ne suis qu’avec ma capeline noire, et même elle ne m’intègre pas dans ce milieu étrange des vêtements in.

Aujourd’hui, je suis toujours autant dépassée. Ce que je trouve d’une ambivalence consommée pour une couturière (et il suffit de se promener sur les blogs de ces dames pour voir à quel point elles sont justement à fond dans la mode), mais là encore je l’assume pleinement (ce sera le sujet d’un post..).
J’aime les vêtements étranges, certains mélanges de couleurs, ceux dans lesquels on se sent respirer, ceux qui disent j’aime être sur toi, ceux que je choisis, ceux qui me choisissent, ceux qui sont doux sur la peau.

De la même façon que je me coiffe quand j’y pense, que je me maquille quand j’y pense, d’une certaine manière je m’habille quand j’y pense. Ou si je devais être plus précise, je fais attention à comment je m’habille, quand j’y pense.

C’est comme ça, qu’hier, je me suis retrouvée à l’asso parents-enfants à enlever mes chaussures comme d’habitude.. et au bout de 30 minutes bien passées, j’ai fini par me rendre compte que j’avais une chaussette noire, une chaussette grise clair.
Normal.

3 Comments:

  1. ddc

    Pour la mode etc. je vois que nous avons quelques points communs 😉
    Mais pour les chaussettes mon souci n’est pas tant la parité de couleur que l’absence de trou dedans ^^

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