Il suffit d'un mot

Si par une nuit d’hiver un voyageur

Titre : Italo Calvino
 
Renoncer aux choses est moins difficile qu’on ne croit: le tout est de commencer. Une fois qu’on est arrivé à faire abstraction de quelque chose qu’on croyait essentiel, on s’aperçoit qu’on peut se passer aussi d’autre chose, et puis encore de beaucoup d’autres.

 

Falling, Catching by Agnes Obel on Grooveshark

 
En lisant un blog que je suis mais qui m’agace souvent dans les petites leçons instillées, j’ai saisi quelque chose sur Prince. Qui a en ce moment, besoin, je crois, de cododo. Puisqu’il est bon de mettre un mot sur les choses, ne pas perdre le fil invisible de ce que nous vivons là en nous. Devant Hibou assis dans sa chaise haute, j’ai mis rapidement LeChat dans la confidence de ma découverte, que le soir il avait sans doute besoin de s’endormir avec nous encore dans la chambre à faire un câlin, en ce moment. Une sécurité qu’il recherche.

Ne jamais, jamais sous-estimer les oreilles qui trainent, particulièrement quand elles sont petites et sans le langage. Surtout quand les dites oreilles se sont réconciliées avec la maman et qu’il y a du rattrapage dans l’air.
Hibou que j’ai couché pour sa sieste, et qui s’est fait réveiller par un grand frère tête en l’air. Et qui n’a plus été reposable, malgré un ré-endormissement profond. Nous avons fait ce cododo, l’un contre l’autre, lui dans mes bras et moi confortablement assise dans mon fauteuil noir. Et dans cette douceur, cette confiance totale, l’énergie de l’un à l’autre est allée, et nous nous sommes renforcés. Un espace de temps où le monde s’arrête.
Ma douleur, ma solitude, mes larmes.. cela s’est apaisé, un peu. Juste ce dont j’avais besoin pour pouvoir repartir avec une plus grande sérénité. Toute cette colère qui part en larmes, suspendues le temps de respirer le souffle froid de l’hiver qui n’en finit pas.

J’ai dans mes mains, une énergie, une chaleur profonde. Un grand calme en moi.
Un bébé serein.
Un mari épuisé et à cran.
Un grand garçon triste.
Un chat à qui parler.
Des blogs à changer de lieu.
Reprendre le dessin.
Des mots à poser les uns près des autres.

Beaucoup de travail.
L’un après l’autre, le long de l’hiver, entre deux souffles.
Et écouter dans l’apaisement mon homonyme.
Est-ce que dans nos prénoms, nous portons les gens en nous ?

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2 Comments:

    1. Je l’avais lu en effet, j’avais souri de la synchronicité.. 🙂
      J’essaye de trouver le point de départ de ses larmes, mais c’est si profond, je ne trouve pas. Alors je pleure.

      Merci de tes mots.

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