Pensine

Le reste est silence

Titre : Carla Guelfenbein
 
En revanche, ce dont je suis sûr, c’est que sans un minimum d’isolement, la présence de l’autre peut devenir insupportable.

 

Je passe sur des blogs et leur contenu m’interpelle. Et le souci quand ça me parle, c’est qu’il y a une certaine profondeur. Dans le post, et dans ma réponse possible.
Et je n’y arrive pas.
Parce que le sujet est sensible, parce que la personne est à fleur de peau, parce que j’y suis réceptive, parce que je ne voudrais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas (même si l’on peut difficilement considérer le blog comme de l’intime et du protégé.. on s’expose forcément à des réponses.. qui plaisent ou non..).
Quand je sens la colère de la personne, derrière quelques mots, sensation.. comment m’exposer à mon tour ?
Je n’arrive pas à dire que peut-être, il pourrait y avoir telle ou telle démarche. Ou telle lecture. Ou simplement que j’ai entendu.

Je reste dans le rien dans le silence, je lis et parfois me désole de ses non-mots, je regrette de ne pas trouver ne pas savoir ne pas connaître la justesse l’équilibre de ce qui pourrait être entendu.
Je repars sans un mot, avec tant à dire..

L'Ambre des arbres coulent dans les veines des forêts, ils regardent les fées s'activer autour des humains et le monde meurt de son aveuglement. (Jamais les mots ne disent ce qu'ils pensent.)

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