Titre : Robert Desnos
 
J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité.
Est-il encore temps d’atteindre ce corps vivant

 


 
Et je murmure ce déchirement une mémoire qui se convulse éperdue morcelée et libre où meurt les corps et les arbres et que jamais l’illusion que s’achève la torture jamais non jamais ne se prononce ni ne me parvient.. que j’ai voulu croire espérer m’accrocher que j’ai mis tous mes espoirs dans ces petites ovales vertes qui sentent les herbes mais que rien n’y fait rien.. Sais-je sans apparences entendre la couleur écarlate du cri qui consume et étreint quand s’enfoncent les lames et meurent les mirages des heures qui passent que le souffle écartèle et que rien non rien ne cesse que ça ne tue pas ne tue pas ne tue pas et que jamais pourtant ne s’en viennent les mots qui apaisent et que jamais pourtant ne s’en viennent les silences. Et que jamais. Pourtant. S’absente. Sa présence.

Je suis lasse je la veux se taisant clouée au sol achevée écervelée confuse éloignée s’excusant s’étant trompée de secret qu’elle redevienne cette inconnue et se taise se taise se taise et dépose sur le sol l’enchevêtrement des pensées entrechoquées violentées blessées qu’elle me fasse signe que c’est un terme délicat que ce déliement et que bouge mes doigts mes mains et qu’effleure la nuit le silence l’âme et qu’enfin s’échappe son souffle..

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