Il suffit d'un mot

Trois sucettes à la menthe

Titre : Robert Sabatier, Sabatier Robert
 
A la lumière éblouissante de ma rue succédaient des zones d’ombre et il fallait bien des petits soleils pour les éclairer.

 

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Je suis tombée aujourd’hui, dans mes énormes classeurs de lettres. Tombée dans, tombée dessus. Tout écrasé.

Il y a les longs mots de mes amies d’enfance, ces feuilles qui ont traversées la France jusqu’à moi. Je les ai perdues ces demoiselles il y a si longtemps, que conserver ces lettres ne m’a soudain plus paru pertinent. Alors je les ai retirées, sans même les relire. Certains mots ont accrochés mon regard et je me suis surprise à comprendre, avec le recul, pourquoi nous avions fini par ne plus nous écrire. Nous nous correspondions, sans prendre de chemin similaire.

J’ai jeté également, les lettres de ma cousine, de ma tante, parfois de ma grand-mère. Je n’ai pas relu les deux premières (qui me faisaient la morale ou me racontaient leurs journées), je me suis attachée à lire la troisième en diagonale (qui me faisait la morale et me racontait ses journées). Ce qui m’a valu de me rendre compte que sur presque chaque carte d’anniversaire, ma grand-mère me disait « pardon pour le retard ». La mémoire est bien sélective..

Et puis mon autre tante. Avec ce coup de poing sur cette carte d’anniversaire, où il est pré-écrit « à notre fille chérie ». J’ai donc lu chacun de ses mots suivants, où presque dans chaque lettre elle me rappelle que ma mère est ma mère, que la vie est dure, que les études riment avec solitude, que seul l’argent est important dans la vie avec la santé, que la vie est dure, dure, dure.
 
Et ma mère. Je jette ce qui n’a pas d’importance (mais je n’ai pas pu terminer ce tri), je garde l’inacceptable et cela m’exaspère et m’angoisse. Je le fais pour les enfants, pour ce cas où je devrais me battre. Je voudrais tout mettre à la poubelle. Intégralement.
 
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J‘ai mis de côté tous mes livres de cuisine à l’exception de trois (dont celui qu’on vient de m’offrir sur les pâtisseries), que je conserve en attendant de m’apercevoir que je ne les ouvrirai pas. Je me donne jusqu’à mon prochain déménagement, pour savoir si je les conserve ou non. Je vais tenter de vendre les autres à Gibert, et donner ceux dont ils ne voudront pas.
 
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J‘ai fait entrer dans ma vie, deux objets de choix : mon appareil photo et son objectif macro. Je ne les regrette pas, j’ai repris le gout à la photographie, je suis simplement sous le charme de ce monde empli de magie ^^
 

Pissenlit en feu

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