La chaleur du coeur empêche nos corps de rouiller

Titre : Marie de Hennezel
 
Mais on peut aussi vieillir avec intelligence, accepter ce que l’on ne peut pas changer, et se tourner vers tout ce qui reste à découvrir.

 

Cul-de-sac by Les soeurs Boulay on Grooveshark

 
Un rayon de soleil égaré tardivement nous a vu filer à travers la montagne, les forêts, les arbres, les cours d’eau, vers cette maison que nous avons laissée, cet endroit magnifique que je continue de pleurer, la nature, les rapaces, ma respiration.. et dans cet espace grandiose je me suis emplie d’angoisse, j’ai étouffé comme en ville entourée de béton.. cette peur de ne jamais retrouver cette verdure m’a étreinte et j’ai eu du mal à lui/me faire lâcher prise. Prince s’est noyé dans la même inquiétude, et puis il s’est immergé dans les odeurs, les vaches, il voulait entrer dans l’étable et c’était si doux de le voir si grand et si petit, si beau main dans la main avec son papa.

Nous avons continué notre route, au bord de l’eau et des berges immergées quand j’ai réalisé que nous ne profitions ni les uns ni les autres. Il était déjà 17h30 (heure des douches) et nous pensions à peine arriver, à repartir.. Nous avons lâcher prise sur les horaires. C’est insupportable, vraiment, la pression qu’on peut se mettre parfois. Nous avons découverts de nouveaux coins à 1h30 de chez nous : Prince et Hibou se sont éclatés, je me suis ressourcée et nous sommes rentrés à 21h à la maison dans une zénitude absolue. J’ai fait des photos de bleu de vert de jaune à en avoir mal à la colonne vertébrale, respiré l’air pur de la montagne avec ces rayons de soleil perplexes et ces immenses paysages de neige éloignée, et nous avons capturé le printemps silencieux.
Je le sais qu’on l’a capturé, parce que ce matin il fait beau il fait doux il fait lumière et volupté et que nous en profitons avec bien du bonheur.

Sur le retour j’ai eu ce genre d’idée qui flotte régulièrement jusqu’à moi et qui nous réunit LeChat et moi dans ces étrangetés délicieuses : un challenge par mois.
Ce mois-ci, nous faisons une robe médiévale. Tous les deux.
 

pistils

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2 commentaires sur “2”

  1. Je connais très bien cette pression dont tu parles, elle est aussi inscrite en moi…
    Tu n’imagines pas à quel point ton écrit me fait du bien

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