Il suffit d'un mot

Harry Potter à l’Ecole des Sorciers

Titre : J.K. Rowling
 
La peur d’un nom ne fait qu’accroître la peur de la chose elle-même.

 

L' Histoire d'Une Fée, C'est… by Mylène Farmer on Grooveshark

 
Mon hackeur (hackeuse ?) est revenu(e). Il/elle est actuellement en train de forcer mon mot de passe en changeant de nom d’utilisateur maintenant. Il/elle s’éclate.
Je ne peux même pas dire qu’il/elle m’énerve, je suis vraiment fatiguée.. Il/elle aura eu le mérite de me faire revenir déposer ici quelques mots.

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Je suis lasse, inquiète sans doute. Demain LeChat reprend le travail et je serai de nouveau seule avec mes petits qui ont tant besoin d’une maman présente. Mes petits, dont Sagesse m’a fait me remettre en question, m’a fait douter. J’ai fait quelques recherches, sur les surdoués. Mes deux enfants correspondent aux critères, mais aussi le papa, moi (je pourrais en rire si j’étais pas aussi fatiguée), mon grand-père (+dépression), une de mes cousines (+dépression), l’oncle (+dépression) de LeChat, son papa et son grand-père (+dépression).
J’suis pas inquiète.
Surtout si j’y ajoute la dépression de Prince, même si chaque jour nous allons vers un mieux et que nous répondons à tous ces centres d’intérêts, que nous tentons de pallier à l’ennui des deux..

La cousine dont je parle, petite fille, savait donner le jour de la semaine quand on lui donnait une date, n’importe laquelle, future ou passée (ex 16 janvier 2013 ? Mercredi ! ). Entre autre. Mais définitivement inadaptée socialement, ils se sont tous axés (psy compris) sur ces problèmes scolaires et de comportement. Elle est toujours inadaptée aujourd’hui et ne travaille pas. Et je sais que vous êtes allés vérifiés, pour la date.

Je ne ferme pas de portes, j’attends, j’observe. Nous sommes ici entourés d’incapables sur le plan médical, un seul psy dans notre ville (un jour il faudra que je me penche activement sur le nom à donner à l’endroit où j’habite), je n’ai pas hâte de rencontrer qui que ce soit.

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Nous avions vendredi, une après-midi de rencontre entre enfant scolarisés et non-scolarisés, autour de contes et de promenades à travers un très beau village, organisé par FeuFollet (une maman de deux enfants qui pense à faire l’école à la maison).
Les enfants ne se sont mélangés qu’après le départ des deux écoles (qui elles-mêmes sont restées chacune de leur côté), et cette multitude d’enfants à créé chez Prince une énorme panique au point de ravoir des boutons sur les bras à s’en arracher la peau. Comme il y a deux ans. J’ai du revoir dans la foulée, notre projet de l’inscrire à une activité à la rentrée à moins d’en trouver une avec moins de 10 enfants. Il a pleuré jusqu’à ce que FeuFollet nous emmène chez elle, dans son jardin, prendre le temps de manger et de se poser. Et là encore, il a mis 30 minutes à s’apaiser réellement. Grâce à elle, il a pu se reconstruire avant d’aller dans le pré aux cerisiers rejoindre le plus petit groupe des enfants non-scolarisés. C’était un semblant de calme fragile, et il lui a fallu là aussi du temps.

FeuFollet nous a présentées, moi comme maman faisant l’école à la maison (unschoolling en réalité) et PomTigre comme présidente de j’ai-pas-compris. Je crois qu’il s’agissait de l’asso qui m’intéressait tant mais je ne suis sûre de rien. Tout m’échappe ces temps-ci, même ce que je voudrais retenir à toute force.
PomTigre me parlait tranquillement de sa voix posée, me donnait des conseils que je n’avais pas demandés, assises dans l’herbe et mangeant des cerises. Quand elle a crié sur sa fille qui s’était tâchée de rouge en croquant dans un fruit, ce cri m’a fait l’effet d’une gifle ; ce qui n’a pas choqué l’enfant m’a bouleversée moi.
PomTigre m’a donné beaucoup de conseils que je n’avais pas demandé, s’est énervée toute seule sur le soi-disant problème de la sociabilité des enfants non-sco (sans que je comprenne pourquoi elle en parlait soudain), m’a expliqué qu’il ne fallait pas donné le choix aux enfants parce que ça les angoissait (ce en quoi elle a raison). Je n’ai pas réussi à lui faire entendre qu’il y avait un monde entre laisser choisir un enfant et refuser d’accéder à sa demande, et que si Hibou me demande d’aller à l’école j’accepterai (je passerai sur son regard effaré), pas réussi à lui faire entendre que dire non à une telle demande (« c’est à toi en tant que parents de fixer les limites et dire non ») c’est comme refuser d’entendre qu’un enfant ne veut pas aller à l’école : c’est là aussi une demande explicite.
J’ai eu droit à « mes enfants ne l’ont jamais demandé », de sa part (4 enfants) et de la part d’une autre (7 ou 8 enfants, pas bien suivi). La pensée m’a traversée que sans doute, ils n’en avaient pas eu la place.
PomTigre nous a aussi dit 4 fois, que sa fille ainée avait eu 17 à des cours via le CNED (elle pratique le unschooling, mais la petite de 14 ans a demandé). C’était très important, 17. Et j’ai souri intérieurement sur ce 17 insisté, quand justement être à la maison en unschooling implique l’idée d’être contre le système des notes ^^

Je vous passerai ce que je pense de la dame, cela m’évitera des jugements de valeur. Mais je n’ai pas fait en sorte de garder le contact, son agressivité sous-jacente m’étant compliquée à gérer (et inévitablement l’envie n’y est pas).

Le plus difficile, c’est que je me sens encore plus seule qu’avant ces rencontres.

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