Druide

Titre : Olivier Peru
 
Inviolable est la fôret.
Jamais ses frontières ne seront menacées.
Ni les flammes, ni l’acier d’aucune bannière
ne se dresseront à ses portes.
Elle n’appartient qu’aux seigneurs druides.
Ils sont les gardiens.
Par la voix et le poing, ils ont tous droit
en leur vert royaume.
L’ennemi de la forêt est l’ennemi de tous.

Les seigneurs loups et corbeaux, amis des hommes,
unissent la forêt et le Monde.
Les seigneurs cerfs et ombres, amis des hommes,
unissent l’Arbre-vie et la forêt.
Les hommes, amis des druides,
jurent de respecter ce pacte.
Qu’il soit roi ou servant, fou ou sain d’esprit,
fort ou faible, nul n’est au-dessus de ces mots

 

Lugnasad.

J’ai fait un rêve. Étrange, glauque, perturbant. De naissances, d’enfant mou, d’enfant qui tombe mais c’est pas grave il est mou il est malléable un mur c’est pas grave pas grave pas grave.. un rêve où j’ai une longue conversation avec ma filleule qui vient de naitre mais qui a 5 ans, un rêve où je me demande si ma filleule est ma fille. Où je conclus que non puisqu’elle ressemble à son père.
A mon réveil, je suis restée entre deux mondes.
J’ai compris que ma colère ne pouvait pas être tue, que cela ne pouvait pas fonctionner, que cela ne fonctionnait pas. Ma colère veut sortir depuis 5 ans et je la fais taire jour après jour, et elle explose jour après jour, et je la fais taire encore et encore..
Dans cet entre-monde, j’ai fait sortir la colère. Je l’ai dirigée droit sur ma mère, ma tante, mon père. J’ai vu de derrière mon père, sortir une ombre, une sorte de nuage au contour arrondis ; pas une menace non.. juste une ombre, quelque chose à lui. Et une petite blessure sur mon cœur est apparue. Douloureuse, elle s’est agrandie jusqu’au sein droit. La blessure est immense, béante emplie de douleur.

Je ne sais pas contre qui je suis en colère, si l’un d’eux m’en génère plus qu’un autre. Intellectuellement je vois ma colère, je sais la relier à un évènement.. émotionnellement je n’ai rien. Émotionnellement, je ne suis pas capable de dire ce qui se passe, seul l’intellectuel parle.
J’ai ma douleur, ma blessure et ma colère.
Je ne sais pas si j’ai toujours ma colère, si j’ai tout envoyé, si j’ai encore une grosse partie ou une petite ou rien. Je ne relie pas mes émotions, j’ai travaillé à l’instinct, j’ai laissé la blessure si vielle exister enfin. Je la laisse parler, la douleur dans ma poitrine et dans mon cœur.

Lugnasad.. sa pleine lune est la fête de la fécondité, des richesses qu’on offre, de l’abondance de la terre, le saviez-vous ? Lugnasad relie à l’instant, elle unifie.

J’aime la manière dont les choses se sont faites.. je ne prends plus la pilule depuis 4 jours et mon corps reprend ses droits d’existence et de fonctionnement libre, je perds ce sang véritable, je nidifie dans ma maison, je prépare mon corps, ma vie, mon espace. La pleine lune, celle proche du 1er aout, celle des druides est la nuit de mon rêve de fuite, d’enfantement et de recherche d’enfant, d’identité. De colère exprimée, ciblée, sortie même si toujours pas reliée à mes émotions, à moi.

J’aime être une sorcière. J’aime être reliée à ce monde qui m’apporte tant.

Se laisser le droit d’être en colère.
Se laisser le droit d’être en colère contre des personnes, des parents. Mes parents.

nuages

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