Il suffit d'un mot

L’influence de l’odeur des croissants chauds sur la bonté humaine

Titre : Ruwen Ogien
 
L’exemple traditionnel de « sorite » est celui du tas de blé. Si un grain de blé ne fait pas un tas, alors deux n’en font pas, car deux grains de blé ne se distinguent pas suffisamment d’un grain de blé. De même, si deux grains de blé ne font pas un tas, alors trois n’en font pas non plus, car trois grains de blé ne se distinguent pas suffisamment de deux grains de blé, et ainsi de suite. Finalement, les tas de blé n’existent pas !

 

You Know I'm No Good by Amy Winehouse on Grooveshark

 

Nous avions l’année dernière, le sèche-linge de mes beaux-parents, un vieux coucou qui faisait un boucan d’enfer (au point de nous faire fuir l’appartement) et avec lequel Hibou adorait jouer (ce qui incluait rentrer dedans). Jusqu’à ce que cette chose rouillée rende l’âme (il faisait sauter les plombs et ça sentait le brûlé). Et qu’on soit bien d’accord, j’ai été heureuse qu’il rende l’âme, tant la facture liée à son utilisation se retrouvait indécente (2 mois, 178 euros. Wouhou).
C’était oublier un peu facilement, que si nous l’utilisions malgré la facture, c’est que nous en avions besoin.

Quatre jours pour faire sécher du linge, donne une odeur très particulière au linge. Du style champignon dans les sous-bois en automne.

Outre donc cette odeur persistante et la honte collée avec, le linge s’entasse dans la salle de bain et vomit son surplus avec la difficulté de fermer la porte qui s’en suit. Inévitable crise, nous finissions par manquer de tout, et je suis partie ce we sur Paris avec du linge qui puait et de l’absence de change pour moi.
Jusqu’à présent je passais outre, trois dents à faire refaire et des verres de lunettes à changer (le revêtement ayant sauté je vois mal) s’étant retrouver sur la route de ma banque.

Et puis ce we, on a eu noël en avance : des amis m’ont donné de beaux vêtements de 3 à 6 ans inclus et nous sommes donc envahis de vêtements à laver. Ce à quoi s’est rajouté noël pour moi, une autre amie m’ayant donné (une paire de chaussures dont je suis tombée amoureuse.. si si même moi je peux craquer sur des chaussures.. pas le sujet vi je sais ^^) de quoi virer tous mes vêtements troués/fatigués/boulochés/élimés.. refaire ma garde-robe en somme. Donc à laver. Ceci avec une salle-de-bain déjà pleine à craquer et du linge sec et odorant les champignons (mais quelque part, je crois que c’est mieux que la naphtaline pour les uns et les poils de chats pour les autres. Je crois. Je doute en fait..).

Ce qui m’a littéralement fait craquer.

Je nous ai donc ruiné, et j’ai acheté sur le net un sèche-linge super trop sympa, avec lequel je vais avoir du linge sec, qui sent bon, mes armoires remplies et des lunettes en moins (allé.. je les aurai en janvier..). La ruine provient essentiellement de la technologie de la bestiole qui ne renverra pas de l’eau dans une atmosphère déjà surchargée d’humidité (les plafonds moisissent.. on doit aimer les champignons je suppose..), mais l’enverra dans un bac qu’on devra vider nous-même.
Conclusion, mon geste manuel (vider l’eau) vaut plus cher qu’un rejet dans l’atmosphère. 300 euros la différence, quand même. J’ai de l’or dans les mains, on me l’avait déjà dit et n’y avais pas cru.

Bien m’en a pris, Prince ayant eu un accident cette nuit, et Hibou ayant vidé il y a quelques minutes, le contenu de son bib de lait sur son lit.

Je suis zen, le sèche-linge doit arriver dans l’après-midi ; il ne se doute pas encore de la pression qui pèse sur lui et de notre attente envers ses facultés de séchage.
Mais s’il fait pas son boulot, y’a un marteau qui demande qu’à servir.
Je suis zen.

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