N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures

Titre : Paola Pigani
 
– Vous saviez bien que ce n’est pas un endroit pour enfanter, pouviez pas attendre ?
Alba rougit, se lève d’un bond et fait claquer sa longue jupe sur ses jambes.
– Pour mourir on a tout le temps devant nous, Monsieur le docteur. Pour vivre il faut faire vite !

 

42 by Coldplay on Grooveshark

 

C’est tout en douceur que je pars à la recherche de blogs qui me passionnerait. Je suis souvent déçue, tant par le style d’écriture que le contenu qui ne m’interpelle pas. Ils ont pourtant une certaine qualité, mais elle ne me touche pas et je survole encore et encore.. J’ai parfois une tristesse à ne pas être touchée mais j’ai cette assurance que personne ne sait que je suis passée, que j’ai survolé, que cela ne m’a pas plu. Je ne blesse personne. Et pourtant cette petite pointe est là, et j’ai saisi ce matin que je me sentais décalée. Quand le blog a 45 ou même 199 réponses et que je ne me sens pas à ma place, je me demande pourquoi je n’accroche pas quand toute la blogosphère s’y donne visiblement rendez-vous.

Parfois, j’aime être décalée. Ne pas avoir les mêmes attentes, être dans une réflexion, recherche différente.
Parfois c’est plus difficile, cette sensation de ne pas savoir où je me pose, d’avoir si peu à lire chez les autres, de ne même pas saisir certains vocabulaire modesques (boyish, street look, oversize, ..) même si c’est tellement évident une fois traduit.. mais je me sens sur la mauvaise planète, à la fois intriguée par ce monde riche en vocabulaire et hérissée par ce contenu vide de substance à mon être.

Et j’ai grandement l’impression de me leurrer moi-même, quand je regarde ma nouvelle garde-robe et que j’ai cette joie de la voir enfin remplie, enfin avec de nouvelles et belles robes classes et confortables (les deux, mon capitaine). Que j’ai l’envie de vous dire leur mauve et leurs petites fleurs (moi qui aime tant l’uni habituellement), que je voudrais vous retransmettre mon bonheur d’avoir sur moi des habits qui ne sont pas du tout dans mon style et qui me vont si bien.
Un soulagement me vient. Comme une existence réelle, je me plais.
Je me leurre bel et bien sur les blogs de mode des autres, quand récemment, j’ai flashé sur des chaussures dont habituellement je n’aime pas du tout le style. Les petites chaussures, ce n’est pas moi. Les talons, les vernis à la mode, le style branché, je ne sais même pas ce que c’est. Ce que je demande à des chaussures, c’est leur confort. Interdiction de m’arracher la peau des pieds, de me blesser genoux ou dos, de m’empêcher de courir, je leur demande simplement de m’emmener d’un point A à un point B en douceur.

D’un point de vue plus secondaire, j’essaye qu’elles me plaisent. Ce qui en général est rarement le cas, le confort n’étant pas synonyme de beauté.
Mais là, elles sont grises et bleues. Turquoise, le bleu.  Avec une petite fleur. En vrai, tout ce que je n’aime pas habituellement, une fleur quoi.. on n’a pas idée ‘_’ et turquoise ! Donc bien visible Mais en fait, elles me plaisent.

Je crois que je passe à la vitesse supérieure sur le principe du « je me fiche de ce que l’autre pense ». Et donc dans ce que j’ose. Je ne pensais pas avoir encore des crans à franchir dans ce domaine, ces chaussures m’ont bien prouvées que en fait, je n’avais pas terminé.

Ma première impression fut aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah c’est mooooche. Pire, c’est à la mode il parait.

La chaussure gauche m’a fait un clin d’œil, et c’en fut terminé de moi.
J’ai les pieds fleuris de bleu.

chaussure fleurie

 
chaussures fleuries

ires sur “/span>

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *