Il suffit d'un mot

Une larme m’a sauvée

Titre : Angèle Lieby, Herve de Chalendar
 
J’ai l’impression d’être un arbre, d’être couverte d’une écorce épaisse, parce que je comprends bien, à présent, que je suis enfermée. Je suis comme dans un cercueil qui serait mon propre corps . Emmurée en moi-même. Je toque sur la paroi intérieure de ma peau, mais personne ne m’entend.

 

Silent by Archive on Grooveshark

 

L’hiver est là, mordant, agressif. Il me pétrifie, je manque d’air et d’espace, je suis frigorifiée. Les larmes viennent et repartent, je voudrais ne faire que dormir.
Être entourée de silence dans la tête.
M’évader. Respirer.

Que dois-je faire de mes doigts fatigués qui ne peuvent plus tenir le tissu, des mots que je ne sais pas poser, de ma fragilité, des hurlements et des courses poursuites, des bosses et des plaies, du compte en négatif pour encore deux mois, de la lassitude qui s’écoule, de la surexcitation des enfants, de mon besoin de lire me perdre mourir pleurer tomber poser m’enfermer sortir exister créer exploser regarder. En. Arrière.

Être entourée de silence dans la tête.

J’étouffe et ne sais pas le dire.

Il est dur de trouver une place parmi vous, parfois.

résine floue

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