Il suffit d'un mot

La pluie, avant qu’elle tombe

Titre : Jonathan Coe
 
Eh bien moi, j’aime la pluie avant qu’elle tombe. Bien sur que ça n’existe pas. C’est bien pour ça que c’est ma préférée. Une chose n’a pas besoin d’exister pour rendre les gens heureux.

 

Trente-quatre.
C’est le nombre de piqures entre mon cou, le haut de mon dos et les épaules.
J’étais encore chez le médecin quand j’ai compris pourquoi je ne devais pas rentrer seule. J’étais eh bien.. comme quand je bois un peu d’alcool, la vision perturbée et le besoin de retrouver ma concentration. Je suis rentrée fatiguée, et j’ai combattu ce qui me tombait dessus. J’ai lancé une machine, lancé le sèche-linge, fait le thé et la tisane, et je me suis fait éjecter en vitesse quand j’ai voulu plier le linge. Ma belle-maman s’est énervée, c’est vrai ça, à quoi ça servait qu’elle soit là non mais vraiment.

A 10h30, nous sommes retournés chez le médecin, pour Prince qui avait une otite.
Là, le médecin m’a gentiment expliqué que je devais me reposer, pas parce que j’étais fatiguée, mais parce que ça permettait au produit de mieux se répandre et donc d’agir.
Ah. Et elle pouvait pas commencer par là ? Humm ?
Je suis rentrée en étant de plus en plus mal et j’ai arrêté de résister, en étais-je seulement capable ?. Allongée sur le canapé, j’ai regardé le monde bouger, fermé les yeux, me suis plongée dans le Clan des Otori et j’ai écouté mon corps souffrir. La colonne vertébrale s’est rappelée à moi dans ses pires douleurs pendant quelques heures, j’ai senti vibrer mes articulations, le produit brulait les épaules, et je me suis enfouie sous la couette avec une bouillotte.

Le lendemain matin, comme j’allais drôlement bien, j’ai recommencé à bouger. Et j’ai fait la bêtise du siècle, j’ai soulevé une couette sans m’apercevoir qu’elle était imbriquée dans un ensemble de couvertures et de poids mort. J’ai soulevé, et de la nuque à l’épaule j’ai cru me déchirer. Merci au synthol d’exister.. La violence du choc m’a un peu assommée, et pendant quelques heures j’ai de nouveau comaté sur le canapé avec Takeo sans Kaede (c’était moche).

Quelque part au milieu de tout ça, il y a eu un colis, un oubli de dire que c’était reçu, beaucoup de lecture, un déballage de colis, une réception de tasse chats appropriée par Prince, une nuit très courte, une douleur cervicale pas seulement dûe à la nuit très courte sur un matelas lamentable, deux appels téléphoniques, des nouvelles des meubles, une première crise de larmes, le départ de mes beaux-parents, cinq crises de larmes, une longue nuit, une réception de meubles, un début de montage d’une immense facilité, une fragilité à la mesure des larmes, beaucoup de bien-être.

Deuxième jour et bien que fatiguée je peux bouger, réellement cette fois, même si le repos est encore nécessaire je le sens. J’ai des douleurs à pas mal d’endroit, le moindre effort m’en crée de nouvelles, ça s’accentue avec le temps qui passe, je commence à perdre tout usage de mes mains et à prier pour qu’elles disparaissent. Je ne sais si c’est le résultat du produit ou une simple inefficacité du traitement.
Le Qi Gong me manque et je sens que je vais devoir recommencer comme si c’était ma première séance, le corps rouillé et douloureux en supplément.
C’est la fin de la journée et je n’aspire déjà qu’à dormir, mais je sens mes émotions qui se remettent peu à peu à une place plus juste (même si je n’ai aucune idée du pourquoi de ce dérèglement).

Cette nuit, je serai seule avec mes petits.
Cette nuit je l’espère, je dormirai. Je me prépare mentalement mais avec effarement, à me faire lever à 5h du matin par un Hibou en pleine forme -_-

Leave a Reply:

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *