Il suffit d'un mot

L’âme du monde

Titre : Frédéric Lenoir
 
Un sage prit la parole et dit: « Combien d’êtres humains passent l’essentiel de leur vie à se soucier de choses matérielles ou futiles et oublient de prendre le temps de vivre les expériences les plus essentielles, l’amour, l’amitié, l’activité créatrice, la contemplation de la beauté du monde?
Le superflu est onéreux mais l’essentiel est offert. »

 

Silent by Archive on Grooveshark

 

Passer une matinée délicieuse, m’occuper enfin de la racine pour me réunir avec des teintes bleues (ai-je donc si froid que cela ?) et beaucoup de travail encore, songer à m’occuper de l’esthétique du blog de mots, préparer mes projets en couture, débuter un sac réfléchir à ce que j’y souhaite ne pas vouloir le conserver et espérer, sourire à la vie, œuvrer pour une simplicité de l’instant, et puis récupérer Prince qui tempête pleure s’énerve crie.
S’échouer.

La simplicité est fragile.
Alors une tasse de thé. Chaude, réconfortante, apaisante.

Je me sens entre deux chemins de créations et je me voudrais un pied sur chaque. Il suffit peut-être de se laisser happer par l’un ou l’autre, de dériver vers un fil et l’attirer, prolonger l’instant et s’en laisser définir.
Devenir.

Je me fourvoie fréquemment quand il me semble croire que je dois balayer les poussières pour me sentir dans une maison apaisée. Je suis l’apaisement de la maison dans la solitude même de mon regard sur moi-même.
Avancer dans la vie n’est pas travailler ni dire je suis mon métier.. Accepter ce premier état.

Se permettre un pas en fermant les yeux, s’éloigner du bruit du monde s’ouvrir au silence, s’éloigner des amours perdues et des morts qui avancent avec nous des vivants accrochés comme du lierre à nos mains à nos pieds, fermer les yeux et rompre les fardeaux fermer les yeux se laisser traverser par ses failles, se laisser dans le sommeil avancer.

Je ferme les yeux.

Y aura-t-il encore le miroir du monde quand je les rouvrirai, pour que dans ce matin renvoyé je puise la force de contempler mon silence..

Forêt le matin

10 Comments:

    1. Tout est équilibre.. sans le bruit, le silence n\’aurait pas de nom et si seul le silence existait nous n\’aurions pas la musique. Je ne peux être sereine sans le bruit et le silence 🙂

      Mais je ne parlais pas de ce bruit là, j\’y englobais quelque chose de plus vaste. Lâcher prise sur l\’éternelle insatisfaction, sur ce qui nous empoisonne.. Besoin du silence pour se retrouver, se recentrer.

      Je replace mon équilibre dans le silence, en moi.

      1. C’est bien de cela que je parlais, et qui rejoint le dilemme du hérisson ; alterner entre les épines d’autrui et les moments pour panser les plaies. Enfin, j’espère que ta vision est moins sombre que la mienne. 😉

        1. J’avais mal compris, navrée 🙂
          Une question d’équilibre toujours ^^

          Humm une vision un peu moins sombre tout de même en effet 😉 Peut-être aussi parce que je me suis beaucoup écartée des autres, j’en ressens moins les épines.

          1. En fait, j’ai pris le même chemin. Je m’écarte des autres. Mais comme je suis cerné, dès que je m’éloigne trop d’un côté, l’autre me pique. Alors je joue à l’équilibriste : aujourd’hui, je me suis arrêté devant la boutique d’une personne que j’aime beaucoup, on a échangé un sourire en se protégeant mutuellement avec la vitrine et je suis reparti. Petit plaisir doux où le rêve remplace avantageusement la douleur.

            1. J’avoue que je me suis arrangée pour ne pas être cernée (approximativement). Plus de famille de mon côté, celle de mon mari à petite dose, un gros tri dans les amis avec une porte fermée pour ceux qui croient avoir un accès, et je ne travaille pas (donc pas de collègues ou de supérieurs).
              Là je me recrée très doucement un réseau social. Doucement surtout, doucement (à reculons, j’ai tenté, c’est pas mal aussi ^^ ).

              Mais je suppose que d’avoir LeChat dans ma vie et une amie pour m’écouter quand ça ne va pas, fait que je peux me permettre cet éloignement des autres. Je ne suis pas complètement seule.

              J’aime beaucoup les vitrines (et les gens à travers les vitrines). On y voit seulement la main qui fait signe, le sourire agréable ; la sociabilité la plus douce que je connaisse, il n’y a pas à supporter les mots, les intonations, les jugements, les histoires..
              J’aime beaucoup les vitrines.
              Il y a beaucoup de gens que je voudrais voir à travers une vitrine.

              1. Internet est une vitrine magnifique, une exposition à coeur ouvert où les gens s’offrent avec parcimonie dans un réseau social doux car informel, celui des blogs doux qui ne pêchent que par excès d’âme.

Leave a Reply:

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *