Combien de fois je t’aime

Titre : Serge Joncour
 
Aimer c’est rayonner de l’éclat intime d’une lumière qu’on s’invente à deux et qui est là même s’il n’y a que soi.

 

Riot on the Ward by Everything Everything on Grooveshark

 

J’avais froid. En dedans en dehors j’avais si froid que je n’arrivais plus à bouger.
J’avais sommeil. En dedans en dehors j’avais si sommeil que je n’arrivais plus à bouger.

Je me suis assise sur les genoux de Lechat et pendant que nos corps l’un contre l’autre se touchaient sans bouger, je me réchauffais doucement. Hibou nous tournait autour, il voulait un câlin lui aussi, c’était intéressant ses parents l’un contre l’autre, intéressant à séparer mais il n’y avait pas la place nous avions trop besoin de nos deux corps qui ne bougeaient pas. Alors il est parti rejoindre son frère, de guerre lasse certainement.

Et puis il m’a effleurée. La main mon ventre et doucement doucement le souffle retenu l’oreille attentive aux petits pas, la chaleur sur mes doigts et mon corps plus si gelé que cela.
Dans le silence nos deux corps ont volé à nos enfants ce temps que nous leur donnons habituellement.
Quelques minutes d’amour caché la porte fermée et le silence ce silence, le vide de mon ventre réchauffé doucement contre l’homme que j’aime et la chaleur du monde qui redonne les couleurs, et ce sourire mon sourire. Oh je pourrais rire vraiment, les petit pas approchant sous mon sourire les quelques minutes de grâces passées, un câlin à donner, des bisous.

Et des sourires.

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2 commentaires sur “2”

  1. Je ne vivrais pas sans les caresses, les effleurements et le soir tard, le corps tout entier de Vivien vivant contre le mien.
    Je me nourris de sa présence, je me nourris de sa peau, de son odeur et de son souffle ; à tel point que Camille est plus jaloux de nous deux que de sa soeur.

    1. Comment vivre sans ?.. On s’étiole..

      Mais il est vrai que habituellement, en journée à part les câlins/caresses-rapides nous ne nous autorisons pas beaucoup, il n’y a pas la place à davantage. Les circonstances parfois font que, mais surtout on sent que nos enfants grandissent (et ça fait du bien, cette place pour nous) 🙂

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