La confiance en soi

Titre : Ralph Waldo Emerson
 
Pour elles le temps n’est point. Il y a simplement la rose ; elle est parfaite à chaque instant de son existence. Avant qu’un bourgeon de feuille ne soit ouvert, toute sa vie est à l’œuvre ; dans la fleur épanouie il n’y a rien de plus ; dans la racine sans feuille il n’y a rien de moins. Sa nature est satisfaite et elle satisfait la nature à chaque instant de la même manière. Mais l’homme renvoie à plus tard ou se souvient ; il ne vit pas dans le présent mais le regard tourné en arrière, regrette le passé ou, sans prêter attention aux richesses qui l’entourent, se dresse sur la pointe des pieds pour apercevoir l’avenir. Il ne pourra pas être heureux et fort tant qu’il ne vivra pas lui aussi, en accord avec la nature, au présent et au-dessus du temps.

 

Duet For Ghosts by Lidwine on Grooveshark

 

Il est fort étrange de se pencher sur mes rêves quand d’habitude ils m’échappent sans même que j’ai eu le temps d’ouvrir un œil.
C’est la seconde nuit que je rêve de ma confiance.
La première nuit, se mêlaient ma mère et l’amitié protectrice. Cette nuit j’étais sage-femme dans un temps ancien, enceinte m’occupant d’une femme enceinte. Et la nuit entière je restais jusqu’au matin, à rendre la confiance à toute une famille. Le matin, mon téléphone sonnait, anachronisme parfaitement ressenti, et j’étais renvoyée : je n’étais pas retournée sur mon lieu de travail, alors que j’avais justement fait mon travail d’humaine ce qui n’était pas entendu. Parfait refus de l’écoute..

J’y ai senti ce lien avec ma désormais très ancienne patronne, sans l’expliquer autrement qu’avec ce simple ressenti.

Je suis le fil qui me relie, deux nuits sur ma confiance, obstiné est mon inconscient à délivrer son message.

J’attends ma troisième nuit, un trépignement d’enfant en moi et toute mon indulgence pour celle que je suis qui n’entend pas. Parce que je ne suis pas certaine d’en comprendre la volonté, d’autant qu’il semble bien important ce thème pour qu’il revienne.
Il me faut une piste. Je me propose de dormir.
En toute innocence.

Et puis cette phrase, qui me percute de plein fouet : « Et vous ? Êtes-vous confortablement installé en vous ? »
Ma clé.

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