J’en ai pourtant eu conscience plus d’une fois, je sais mes départs et ce qui possiblement pourrait être une vie de nomade. Bien au chaud entre 4 murs et le matelas moelleux, mais nomade. Le corps qui me maintient comme un boulet à trainer derrière-moi, mais nomade.
Il m’a fallu un tome et demi pour comprendre que Maya1 était moi et que j’étais elle. Un tome et demi et cette phrase :

[su_note note_color= »#fbfdd7″ text_color= »#844343″ radius= »9″](..) se laissant bercer par cette fille qui était toujours en train de partir.[/su_note]

Je passe ma vie à partir. Je ne sais même plus si 30 déménagements est un chiffre qui reflète encore quoi que ce soit de réel dans ma vie. Je sais aussi que si faire les cartons n’était pas aussi épuisant, je bougerais beaucoup plus. Et ce n’est pas pour rien, s’il y a deux jours de cela, j’écrivais dans ma liste de désirs « être nomade » et « me défaire du matériel ».

J’y viendrai n’est-ce pas.. ?
Oh oui j’y viendrai.. à me défaire de l’essentiel de ce qui m’enchaîne, à voyager, et à devenir nomade. Et sans doute à l’instar de Maya, devenir Nomade de l’écriture.

Je me demande si comme elle, je renouerai avec la famille que j’ai laissé derrière moi.

Et plus que tout, je crois que j’aimerais être une voix des mots. Écrire pour vous, écrire vos histoires, écrire la personne que vous êtes, mais sans la douleur de l’auto biographie. Sans sa lourdeur. Écrire.. plus loin que vous.
Écrire votre monde, et en filigrane écrire celui que vous ne voyez pas.

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1. Les éveilleurs, Pauline Alphen

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