Humaine jusqu’au bout de mes poils

La Lune Rousse by Fakear on Grooveshark

 

Je me suis découverte féministe.
Ce fut la révélation de mon séjour chez Blanche, suite à une longue discussion sur le sujet et mon aveu du désintérêt à la chose. Je lis les liens que certaines personnes me mettent sous la souris et le plus régulièrement du monde le sujet m’ennuie, les paragraphes doivent être relus cinq fois avant d’admettre que je ne comprends rien à la pensée dévoilée, sinon la colère qui explose sous mes yeux et qui m’est insupportable. Parce que le plus souvent, la personne écrit dans la colère.
Et quand la personne n’est pas en colère et parle clairement dans un vocable qui m’est compréhensible, je tombe sur un féminisme qui flirte gentiment avec le racisme et m’exaspère profondément. Quand le voile devient débat sur la condition de la femme, ce voile que notre culture ne peut comprendre et que nous nous obstinons à dire c’est le mal, je me désintéresse fortement de la question. Mais quand donc apprendrons-nous à laisser l’autre faire ses choix sans que l’on se sente obligé d’y donner notre avis pour son bien ?

J’associe beaucoup féminisme et colère. Anéantissant la colère qui est mienne à coup de méditation dans la gueule, je fuis du coup les liens que je lis par inadvertance.

Avec justesse, Blanche m’a fait remarquer que je n’étais pas spécialement concernée par le sujet et que le désintérêt y avait sa logique.
Certains articles sont intéressants, mais ce n’est pas ma bataille, je le sens clairement. J’en comprends le bien-fondé, je salue l’avancé pour la femme (le droit de vote, etc) mais je ne vais pas au-delà. Ma bataille n’est pas la femme mais l’humanité, la nature dans sa globalité première.

L’homme qui partage ma vie partage également les tâches de toute la maison, d’une manière fortement aléatoire sur le qui-fait-quoi qui ne nous a jamais paru pertinent : celui qui est gêné par la vaisselle non faite, le ménage, le linge, le jardin.. se retrousse les manches. Parce que j’ai complètement abdiqué en cuisine à part ces quelques précieuses fois où un dessert ou plat me tente de faire, c’est lui qui fait les repas. Parce que rien jamais n’est acquis et qu’on aime reconnaitre ce que l’autre fait, on se remercie l’un l’autre. Parce que j’ai un mari merveilleux et un couple qui communique, il a pris en charge notre contraception. Parce que j’ai un mari ouvert, j’ai un jour proposé de ne plus m’épiler et il adore la douceur de mes poils sur les jambes.
Nos garçons jouent à la dinette, ont une maison en bois, deux poussettes, un poupon, une sucette rose (maintenant il joue avec ^^), Prince à un pyjama rose parce qu’il a aimé le chat dessiné. Nous tentons, avec des erreurs de parcours certainement, de ne pas enfermer nos enfants dans les jeux dit de garçons, même si ce que notre entourage leur offre, sont encore et encore des voitures.

La conclusion a donc été trouvée : je suis féministe pratiquante non militante.
La définition me va bien.

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