Ask ou la disparition

Pour comprendre et ne pas passer à côté de la vie, je suis allée à la découverte de Ask, où l’on m’a posé de chouettes questions parfois. J’en conserve quelques unes, pour le plaisir de ce passage intéressant. Cela s’est essoufflé, on ne m’a plus rien demandé (curiosité sans doute assouvie). J’ai aimé répondre alors je le conserve ici. Et je fais disparaitre Ask, qui n’a aucun intérêt à rester dans la solitude.
Si vous avez des questions (étranges ou non), n’hésitez pas à en poser en commentaire, j’adore répondre ^^

Quelles sont les chaussures les plus confortables ?
Celles qui n’existent pas à mes pieds nus sur l’herbe.

Que peindrais-tu si tu savais peindre?
La musique.

Toit en tuile ou toit d’ardoise ?
Toit en tuile et moi en dessous.
Le toit en ardoise, j’ai eu. C’est beau. Vraiment, c’est beau.
J’ai aussi eu sous les tuiles en ardoise, les casseroles, mes mains le temps d’une casserole, les tupper, les plats du four, les saladiers, le pot de chambre (oui.. le pot de chambre. Une autre histoire. Ou presque pas d’ailleurs), le lit déplacé, les murs humides, le piano dégoulinant et les livres gondolés.
Ce n’est pas la faute aux tuiles en ardoise, mais à la maison en torchi complètement en ruine achetée par ma mère.
Je le sais.
La maison le sait.
Les tuiles le savent.
Il n’empêche, depuis, l’ardoise je ne peux plus. J’associe systématiquement à la pluie qui tombe sur moi quand j’étais supposée être au sec et la pluie dehors.
C’est fou comme la pluie ne sait pas toujours où est sa place.

Raconte-moi un baiser…
Il était en pleine peine de cœur.
Il s’est penché vers moi, l’haleine lourdée d’alcool et les cheveux auréolés des flashs de la boite de nuit. Il s’est penché vers moi, le regard un peu vague de celui qui sait se qu’il fait et de celui qui ne sait pas ce qu’il fait.
L’avenir de ce baiser m’a inquiétée.
Et s’il nous faisait disparaitre dans la gêne, ce baiser ? Si j’y mourais de rejet.. ? Si son cœur appartenant à l’Autre, ne voulait de mes lèvres que pour la soirée, le temps d’y verser des larmes ?
Je n’aime pas les baisers salés. Il y a trop de sel dans ma vie.
Mon meilleur ami, aux yeux verts profonds et blond comme les blés dont j’étais amoureuse à en mourir, s’est penché vers moi pour m’embrasser et j’ai reculé.
Trois mois plus tard, sans une goutte d’alcool, il se penchait sur mes lèvres.
J’y ai vu tout mon avenir.

Sur une échelle de 1 à 10 du bizarre où tu penses-tu te situer?
.. le glissement de la réalité sous une branche de lumière, s’appuie directement sur le bon vouloir des dragons qui se servent des humains comme véhicule pour discuter avec d’autres entités.
Je dirais donc 4. A la rigueur 5, parce que je crois en la réalité de mon existence et que je doute parfois que les gens croient en eux-mêmes.
Je ne me considère pas comme bizarre, je considère le monde comme bizarre.

Quel est ton odeur préféré ?
Ma mère avait une très petite bouteille de parfum, une sorte d’huile qui se vendait à la sauvette sur tous les marchés de Paris. Elle a du s’en servir 3 fois dans sa vie et je n’aimais pas la lourdeur de la cigarette mêlée à la lourdeur de l’huile. Je l’ouvrais en douce, enivrée, charmée, envoutée.
Je suis tombée amoureuse de cette odeur, moi l’allergique aux parfums et autres synthèses violentes pour le nez, fragilité olfactive et désir de naturel mêlés.
Je le porte parfois, de plus en plus ces temps-ci.
Je n’ai jamais, jamais retrouvé ce parfum.
Il s’appelle Ambre.

parfum

Si tu étais un animal, une plante, et un fruit, lesquels serais-tu ? Et lesquels aimerais-tu être ?
Si j’étais un animal, je serai un chat-dragon. Les deux étant particulièrement félins, aucune contre-indication. L’un comme l’autre sont de féroces combattants, des gardiens extraordinaires. Et ils communiquent avec l’Autre Monde, l’invisible et les esprits.
Je suis un chat-dragon.
Si j’étais une plante, .. je serais un arbre plusieurs fois millénaires étendant ses lourdes branches dans les douces caresses du vent et ses tornades. Imperturbable.
Je suis cet arbre. Il ne me manque que la sérénité mais j’y travaille.
Si j’étais un fruit, je serais une groseille. Acidulée, rouge et délicieuse, cachée derrière une feuille.
Lesquels j’aimerais être ? Hum.
Pour me comprendre et comprendre mes réponses, l’on doit admettre que je suis déjà tout cela 😉

Es-tu végétarienne ? Et quoi qu’il en soit que penses-tu du végétarisme, du végétalisme, du véganisme ?
Je suis végétarienne, d’une manière encore un peu chaotique. C’est à dire qu’il arrive que mon corps me réclame de la viande (genre une fois tous les 3 ou 6 mois), et avec ma santé ET mon passé d’anorexique, ce que mon corps veut je le lui donne. Je suis incapable de gérer les frustrations alimentaires (et ce, quelles que soient mes convictions dans le domaine). Mais j’y travaille.
Concernant ces différentes approches, je sais que j’y viendrai, je ne force rien. J’ai toujours fonctionné à l’instinct et je me fais confiance.

Quel est le projet prochain qui te fait trépigner ? 🙂
Le projet c’est moi. Je suis en pleine évolution, en pleine transformation, je bouillonne d’une énergie intérieure intense et je n’ai aucune idée d’où je vais et ce que je suis en train de devenir. Je me sens.. brûlante. Je suis activement ma propre évolution ^^
Écrire est en projet (actif), mais écrire est tellement en moi que je ne fais plus la distinction. Je ne sais plus si je m’écris moi, si j’écris l’autre, si j’écris sur des personnages existants ou si écrire les rend vivants quelque part. Mais là encore, j’ai hâte de voir où je vais 🙂

As-tu peur des gens ?
Très.
Une personne à le fois, je gère. Avec une tasse de thé et un gâteau, tout le monde s’apprivoise, moi comme l’autre.
Deux personnes, je ne gère déjà plus très bien et je me mets en retrait sans le vouloir. Ce qui me fait facilement manquer de belles rencontres.
Plus de monde, je ne rencontre personne et tout est à créer, plus tard, si la vie (ou nous) le permet.
Une foule, je panique complètement, j’ai besoin de rentrer chez moi, me mettre en boule à ne plus vouloir exister.
Autre chose, je déteste profondément qu’on me fasse le coup du « ah au fait j’ai invité ma voisine mais j’avais oublié que tu serais là aussi. Ça te dérange pas ? » Si, ça me dérange, je veux juste fuir et changer de planète, mais merci de demander -_-
Conclusion, j’ai peur des gens, je suis pas sociable, mais j’adore faire de nouvelles rencontres \o/
Mon ambivalence à moi.

Si tu étais un oiseau, lequel ?‎
Le phénix.
Je nais, renais et renais encore. Quoi qu’il m’arrive dans la vie, je me relève, je renais et je continue.

Qu’y a-t-il de l’autre côté du miroir ?
Un monde d’une beauté extraordinaire. Un monde violent aussi.
Il y a une cascade, des arbres, des rochers et des milliers de mots. Les arbres sont de vieilles entités et parlent, ils disent toute la sérénité d’exister. Il y a des dragons, des fées, des dryades, et tant d’autres qui protègent les humains, les aident, les aiment.
Ils sont tous là pour sauvegarder l’équilibre des deux côtés du miroir, parfois avec l’aide de quelques humains éveillés.
Car il y a aussi des démons, des araignées, des choses griffues qui sévissent dans nos cauchemars et nous détruisent de ce côté-ci du miroir. Le passage est ténu, et certaines personnes sont mal protégées.
Je pourrais en écrire l’histoire et elle serait fort longue.
Et encore que ceci, ce n’est que ce que je vois depuis mon miroir. Nous portons tous un miroir. Si tous les miroirs des humains étaient réunis, notre vision du monde changerait à tout jamais.

Quel âge as-tu dans ton verre ?
L’âge est un mensonge. Je n’ai pas d’âge.

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