Si par là tu passes

Si par là tu passes

Je lis un livre. En réalité j’en lis cinq, mais là n’est jamais la question.
J’en parle parfois, depuis plusieurs semaines. Je ne l’ai pas fini, parce que j’y vais doucement. Volontairement, je ne l’ouvre pas j’attends l’instant qui me dira que je peux l’ouvrir, m’immerger et écrire.
Ce livre me fait plonger en moi et les mots se mettent à danser. Dehors la pluie tombe et le froid s’insinue sous les portes, la bouillotte sur mes pieds je plonge. Je crois que j’ai dit écris-moi. Alors il m’écrit.

Et puis il y a ces rencontres improbables, celles qu’on n’attend pas.
J’ai le doux bonheur de rencontrer pages après pages, des personnes que je connais, que j’ai connu, que je rencontrerai.
Ce livre pour adolescents, en simplicité et l’air de rien, cache des trésors de rencontres. Même si je ne sais toujours pas comment il fait pour venir me chercher.

Je ne sais si tu me lis toujours, Dame qui m’a aidée à m’installer en ces lieux (sais-tu, j’ai découvert il y a peu, par hasard, que ton nom était masculin. J’aurais aimé savoir la raison du choix, curieuse est mon âme). Je ne sais si tu passes, discrète, ou si tu as finie par partir, discrète. J’ai compris à une phrase là-bas, un jour, que tu me lisais. Alors peut-être ? Ça me ferait plaisir sais-tu, que tu sois toujours quelque part, à tourner les pages et les mots. Que le lien soit.

Tu es, dans la personne que j’ai rencontré en toi, dans le tome 3 de Les éveilleurs.
Et entre toi et moi, j’aime ton rire.
Et parce que son nom au départ présenté, pourrait donner une fausse interprétation et que je voudrais éviter l’écueil d’un mot violent qui ne serait pas compris, tu t’appelles Mana et tu en as le silence. Je pense deviner que l’habit qu’elle porte est le voile que tu mettais entre nous, voile qu’il m’aurait fait plaisir que tu soulèves.
J’aime parler dans le regard de l’autre.

Que tu me lises ou que lassée tu sois partie, merci de notre rencontre.
Un autre jour une autre rencontre, peut-être ?

Ne cachez point..

Ne cachez point..

Comme un frisson by Debout sur le zinc on Grooveshark

Mes vêtements ont pour simple instruction d’être confortable dans la couverture contre le froid, le reste allant forcément de soi (décence, douceur, mise en valeur, ..). Je ne sais pas porter un vêtement qui a une vie propre, il se doit d’être là où je l’ai posé, sans bouger. C’est une question de confiance.

Il m’arrive de porter des vêtements qui ne me comprennent pas et que mon corps ignore superbement. Et dans ces moments improbables pourtant puisqu’un tissu me couvre censément, LeChat s’interrompt en pleine phrase.

Et son regard s’égare.

Il y eu un temps, celui qui pose l’histoire à venir, celle contenue dans les « il était une fois », il y eu un temps où LeChat et moi nous étions amis sans le moindre pas vers l’autre, sinon une tasse de thé, des mots et de l’écoute.
Et puis il y eut ce vêtement. Le premier entre Lui et moi.
Ce petit haut noir. Très court petit haut noir sur un ventre d’encore demoiselle.
Ce livre haut sur l’étagère deux bras qui se lèvent un tissu noir qui se soulève et la naissance d’une poitrine.

J’ai l’interdiction formelle de jeter les vêtements qui le font taire.